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Affrontements du Trocadéro : « La responsabilité est partagée », selon le PSG

Pour le PSG, la responsabilité des incidents au Trocadéro est partagée.

Pour le PSG, la responsabilité des incidents au Trocadéro est partagée. - -

A l'issue d'une réunion au ministère de l'Intérieur ce mardi, le directeur général du PSG, a assuré que la fête au Trocadéro, qui a dégénérée lundi, a été préparée de longue date avec la préfecture de police et la Ligue de football. Les torts sont « partagés », a expliqué Jean-Claude Blanc.

Le PSG responsable… en partie. Le directeur général du Paris SG Jean-Claude Blanc a estimé, à l'issue d'une réunion tenue mardi au ministère de l'Intérieur, que la « responsabilité » était « partagée » lors des incidents qui ont émaillé la remise du trophée de champion de France au club, lundi à Paris. « On ne peut pas dire que tout a été bien fait, sinon cela se serait passé différemment ». « Mais il est de plus en difficile d'organiser des manifestations autour du sport dans Paris sans voir ces phénomènes qui dépassent largement le cadre du football, du PSG et du sport », a-t-il poursuivi.

« Légitime de choisir le Trocadéro »

A ceux qui critiquent le choix du Trocadéro, le directeur général du PSG explique qu’il était « légitime de souhaiter organiser la remise du titre au cœur de Paris comme cela se fait dans d'autres villes européennes ou en France. La Tour Eiffel est un des symboles de Paris, il était légitime de trouver cet endroit pour faire partager au plus grand nombre ».
« Nous avions préparé de longue date cette opération avec la Préfecture de police et la Ligue (de football professionnel, NDLR), a assuré Jean-Claude Blanc. De nombreuses réunions de préparation ont été tenues. Mais la dynamique des événements d'hier (lundi) n'a pas permis aux nombreux supporteurs de vivre cet évènement, qu'ils attendent depuis 19 ans, de belle manière. On est passé d'une manifestation publique à des phénomènes de violence urbaine pour laquelle il était difficile pour la Préfecture d'anticiper et de contrôler ».

Le PSG partie civile

« Nous sommes tristes, de nombreux supporteurs éprouvent de la honte et les premières victimes de ces évènements sont les amoureux du Paris Saint-Germain qui ont été pris en otage par les casseurs et les hooligans, a-t-il ajouté. Le Paris Saint-Germain se portera d'ailleurs partie civile dans les procédures qui seront mises en place et nous continuerons à développer au Parc des Princes la politique qui a fait du Parc le stade le plus sûr en France. Et nous restons déterminés à construire à Paris une équipe de football de niveau européen ».

Philippe Gril avec AFP et RMC Sport