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Afflux de migrants près de Dunkerque

AFFLUX DE MIGRANTS À TÉTEGHEM DANS LE NORD

AFFLUX DE MIGRANTS À TÉTEGHEM DANS LE NORD - -

LILLE (Reuters) - Le maire d'une localité proche de Dunkerque (Nord) a demandé l'aide des pouvoirs publics suite à un afflux de migrants sur sa...

LILLE (Reuters) - Le maire d'une localité proche de Dunkerque (Nord) a demandé l'aide des pouvoirs publics suite à un afflux de migrants sur sa commune, formant un campement rappelant la "jungle" de Calais, rasée en 2009.

Franck Dhersin, maire UMP de Téteghem, a lancé un "appel au secours" face à l'arrivée de près de 200 migrants, au lieu d'une trentaine auparavant.

"Le nombre de sans-papiers a beaucoup augmenté ces dernières semaines. Dans une petite commune comme la nôtre, nous pouvions gérer un petit nombre et leur venir en aide mais maintenant ils sont près de 200 et cela entraîne des problèmes de salubrité, d'hygiène", a-t-il expliqué mercredi à Reuters.

"Aujourd'hui on ne peut plus gérer (...) J'appelle au secours", a ajouté l'élu, regrettant "que la communauté urbaine de Dunkerque ne réponde pas présente".

Pour Franck Dhersin, "quand on déplace les gens, on déplace le problème, on ne le résout pas. Je ne demande pas à ce que l'on les déplace mais à ce que l'on répartisse la misère et que l'on essaye avec les bénévoles et les autres élus de venir en aide aux sans papiers en évitant des rassemblements trop importants".

Le maire, qui réclame la solidarité des autres communes de l'agglomération de Dunkerque, a interpellé le président de la communauté d'agglomérations, Michel Delebarre, ainsi que le préfet du Nord et le ministre de l'Intérieur.

"L'augmentation du nombre de migrants va de pair avec l'augmentation du nombre des passeurs cela pose aussi des problèmes de sécurité", a-t-il aussi souligné, faisant allusion à des agressions de migrants afghans blessés ces derniers jours dans le Dunkerquois.

Des migrants en provenance d'Afghanistan, d'Irak et du Vietnam se sont regroupés à Téteghem depuis plusieurs semaines.

Certains d'entre eux vivaient à Calais avant le démantèlement de la "jungle", le nom donné au campement regroupant plusieurs centaines de migrants détruit l'an dernier.

D'après l'association Salam, qui vient en aide aux migrants tentant de rejoindre la Grande-Bretagne depuis les ports de Calais ou Dunkerque, plusieurs centaines de migrants se trouveraient aujourd'hui sur le littoral du Nord.

Pierre Savary, édité par Patrick Vignal