BFMTV
Société

Addiction: un jeune sur cinq regarde du porno au moins une fois par semaine

Selon une enquête, 5% des jeunes regarderaient du porno plusieurs fois par jour. Photo d'illustration

Selon une enquête, 5% des jeunes regarderaient du porno plusieurs fois par jour. Photo d'illustration - Alain Jocard / AFP

Selon les experts, l'exposition régulière à du contenu pornographique peut avoir des répercussions néfastes sur les jeunes, comme provoquer des crises d'anxiété ou des troubles du sommeil.

Les jeunes seraient de plus en plus accros à la pornographie. Selon une vaste enquête sur les jeunes et les addictions, réalisée par la Fondation pour l'innovation politique dont les partenaires sont la Fondation Gabriel Péri et les Fonds Actions Addictions, 21% des jeunes de 14 à 24 ans regarderaient du contenu pornographique au moins une fois par semaine, dont 15% des 14-17 ans.

Dans le détail, on apprend que 5% d'entre eux le feraient plusieurs fois par jour, un chiffre qui s'élève même à 8% pour la tranche 14-15 ans. 4% des jeunes consultent ces contenus une fois par jour, 7% plusieurs fois par semaine et 5% une fois par semaine.

Pour les experts à l'origine de cette enquête, publiée ce vendredi dans Le Parisienla confrontation régulière à ces images classées X peut provoquer chez les jeunes des crises d'anxiété, des troubles du sommeil et une perte de l'estime de soi.

Facile d'accès pour plus de 9 jeunes sur 10

Cette pratique engendre également une représentation faussée des rapports sexuels pour les adolescents. "Ils font leur apprentissage de la sexualité dans les pires conditions", s'insurge Dominique Reynié, qui dirige la Fondation pour l'innovation politique, dans les colonnes du quotidien.

Les auteurs de l'étude, qui sera remise ce vendredi aux parlementaires, veulent notamment mettre en garde le gouvernement sur l'accessibilité des sites pornographiques.

92% des jeunes considèrent que le porno, souvent gratuit et ne nécessitant qu'un clic pour être visionné, est facile d'accès. 

Enquête réalisée entre le 30 mars et le 5 avril. Ont été interrogés 1.000 jeunes de 14 à 24 ans et deux autres échantillons représentatifs: 2.005 adultes de 18 ans et plus, et 402 parents d'enfants de 14 à 24 ans. 

Céline Penicaud