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Accord et "fin de la grève" au Samu de Seine-Saint-Denis 

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- - NICOLAS TUCAT / AFP

Un protocole de sortie de grève devrait aboutir ce lundi, alors que les agents du Samu 93 sont en grève et réclament davantage d'effectifs.

Un "protocole d'accord" prévoyant notamment une dizaine de recrutements au Samu de Seine-Saint-Denis a été signé lundi après-midi, mettant fin à la grève des personnels non médicaux de ce service, a indiqué l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). "Un protocole d'accord vient d'être signé" et "la grève est levée" au Samu 93, a annoncé l'AP-HP dans un communiqué.

En grève depuis le matin pour dénoncer un "manque de moyens humains", les agents du Samu 93 et leurs syndicats ont rencontré à l'hôpital Avicenne, à Bobigny, les dirigeants de l'ARS Ile-de-France et de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). 

Une "enveloppe exceptionnelle" de 2,4 millions d'euros

Les autorités sanitaires ont mis sur la table "le recrutement de 10,3 postes supplémentaires". Une partie de ces embauches sera financée par "l'enveloppe exceptionnelle" de 2,4 millions d'euros débloquée par l'ARS pour les huit Samu franciliens, soit 300.000 euros chacun. "Tous les sujets ont été mis sur la table", a affirmé Aurélien Rousseau, évoquant "la formation des assistants de régulation médicale" ou encore "l'organisation et les conditions de travail sur le site de Bobigny".

L'AP-HP a complété cette somme par "un renfort pour la période hivernale" à hauteur de "trois postes de remplacement (...) pour pallier les éventuelles absences de longue durée".

Un "vivier de personnel de remplacement", composé d'étudiants en santé formés à la régulation, sera en outre créé pour disposer d'un dernier poste "en cas de besoins ponctuels". L'accord prévoit par ailleurs de "favoriser l'accès des emplois contractuels aux concours et la titularisation" et de déposer une candidature pour la création d'une école d'ARM à l'hôpital Avicenne de Bobigny, où est installé le Samu 93.

"Tous les sujets ont été mis sur la table", a affirmé à l'AFP Aurélien Rousseau, directeur de l'ARS d'Ile-de-France. Signataire du texte, la CGT a salué dans un communiqué "une première victoire". Le Dr Christophe Prudhomme, médecin urgentiste au Samu 93 et délégué syndical, s'est dit "satisfait du protocole".

Un effectif de 51 agents

"Nous allons passer d'un effectif théorique de 42 agents à 51, c'est pratiquement ce que l'on voulait", s'est réjoui Frédéric Adnet, directeur du Samu 93, regrettant cependant d'avoir dû "arriver à un rapport de force qui laisse des traces plutôt que se rendre à l'évidence du fait que nous n'étions plus en mesure d'apporter une réponse de qualité aux urgences".

Le dénouement en Seine-Saint-Denis devrait avoir des répercussions dans le Val-de-Marne voisin, où un préavis de grève a été lancé pour mercredi au Samu 94. Afin de désamorcer de futures crises, l'ARS entend mener au premier semestre 2019 "une analyse globale du fonctionnement des Samu en Ile-de-France" mais aussi clarifier leurs relations avec les pompiers.

"Le sujet des moyens, il existe, il faudra le traiter. Mais on ne peut pas le délier de la question de l'organisation", a estimé M. Rousseau.

C.B. avec AFP