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A quand le boîtier anti-jeunes ?

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L’arrivée du boîtier anti-jeunes ne fait pas l’unanimité, loin de là. Les maires et les copropriétés sont pour l’instant sceptiques.

Dans quelle mesure le boîtier anti-jeunes risque-t-il d'apparaître prochainement dans les villes françaises. Pour y répondre, Jacques Pelissard, député-maire UMP de Lons-le-Saunier (Jura) et président de l'Association des Maires de France, et Bruno Dhont, directeur de l'association des responsables de copropriétés, étaient en direct dans Bourdin&Co.

Ainsi, Jacques Pélissard n'a eu « aucune remontée de maire, le boîtier est plutôt installé dans des copropriétés, dans un cadre privé. Un maire n'a pas le pouvoir de l'interdire dans un cadre privé. Le maire doit être en phase avec sa population, tout dépend des contextes locaux. Dans certains cadres, cela pourrait être justifié. Personnellement, je ne l'installerais pas, mais il faut laisser la liberté aux maires. Déplacer un problème, ça ne l'a jamais réglé ».

« Très sceptiques »

De même, Bruno Dhont n'a pas eu « connaissance de cas, les premiers boîtiers semblant être installés dans le Sud-Est de la France. On est très sceptiques, c'est aux copropriétés de voter. C'est un investissement qui n'est pas ridicule, environ 1 000 euros. Nous avons l'habitude de régler les problèmes par le dialogue et dans le fond plutôt que de les déplacer. Déplacer les jeunes, ce n'est pas forcément résoudre le problème. Le dispositif est « vandalisable » et pourrait rendre encore plus agressives certaines personnes. C'est peut-être l'occasion de faire un bilan de la loi de Mr Sarkozy sur l'occupation des halls d'immeuble ».

La rédaction-Bourdin & Co