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Un navire d'il y a 500 ans découvert dans un état remarquable au fond de la Baltique

Une exploration par deux robots sous-marins a permis d'obtenir des images très précises de cette épave datant de la fin du XVe ou début du XVIe siècle.

Pas de whisky et probablement pas de trésor, mais une importante découverte tout de même. Une équipe internationale de scientifiques est allée fouiller dans les fins fonds de la mer Baltique pour mettre au jour une épave "immaculée" datant de la fin du XVe -début XVIe siècle. 

Ce navire serait donc un contemporain de Christophe Colomb ou Léonard de Vinci, relève le communiqué accompagnant l'annonce de cette découverte, le 16 juillet dernier. Deux robots sous-marins ont pu l'explorer et filmer, ce qui a permis en plus des images d'en produire un rendu très réaliste grâce à la collaboration entre l'université de Södertörn (Suède), celle de Southampton, la société MMT et les studios Deep Sea Productions.

Un bateau annexe intact à l'intérieur de l'épave

Sur ces images obtenues avec la photogrammétrie, on découvre que la coque est intacte de la quille au pont supérieur. Le bateau dispose encore de tous ses mâts et de quelques éléments des manoeuvres dormantes. Le mât de beaupré, à la proue, est encore en place, tout comme un cabestan en bois. Poupée russe dans la découverte, un bateau annexe servant à l'équipage pour quitter et rejoindre le navire est encore sur le pont. 

De petits canons montés sur pivot "traduisent les tensions de l'époque", note le communiqué. C'est la présence de l'ancre qui a permis de dater approximativement le bateau, explique le Dr Rodrigo Pacheco-Ruiz, archéologue maritime, au New York Times.

Le nom de ce navire, long d'entre 15,8 et 18,3 mètres selon le scientifique, est encore inconnu, souligne le quotidien américain. Tout comme son origine, qui pourra peut-être être déterminée en étudiant une planche en bois de l'épave. 

C'est probablement le manque d'oxygène dans les profondeurs froides de l'océan qui a préservé le bateau, décourageant les organismes pouvant se nourrir de la coque, explique le New York Times

"C'est presque comme s'il avait coulé hier, avec ses mâts et sa coque intacts. (...) C'est une vision stupéfiante", confie le Dr Pacheco-Ruiz.
Liv Audigane