BFMTV

Un immense gisement de pétrole de schiste découvert en Australie

-

- - -

Deux études ont estimé à 233 milliards de barils le volume du pétrole de schiste contenu au sein de trois gisements dans le bassin de Arckaringa.

Le groupe pétrolier australien Linc Energy a annoncé jeudi la découverte en Australie d'un immense gisement de pétrole de schiste qui recèlerait plus de 230 milliards de barils, mais on ignore encore si son extraction serait économiquement viable.

Selon Linc Energy, deux études distinctes et indépendantes ont estimé à 233 milliards de barils le volume du pétrole de schiste contenu au sein de trois gisements dans le bassin de Arckaringa, dans l’État d'Australie méridionale.

Reste à savoir s'il est possible d'extraire ce pétrole, ont souligné les autorités de cet État.

"Les analyses présentées dans les études indiquent que la couche de la Stuart Range, et celles en-dessous, la Boorthanna et celle du pré-Permien, sont riches en kérogène", un constituant organique qui peut donner du pétrole si les conditions de pression et de température sont réunies, a annoncé Linc Energy dans un communiqué à la Bourse de Sydney.

"On ignore encore si l'extraction est économiquement viable"

L'action du groupe bondissait de 27% à 2,73 dollars australiens jeudi à Sydney.

Linc a demandé à la banque Barclays de lui trouver un partenaire doté d'une expertise dans le pétrole de schiste pour l'aider à exploiter ce gisement, qu'il décrit comme étant de "première classe" et comparable à ceux de Bakken (nord des Etats-Unis) et Eagle Ford (Texas, sud des Etats-Unis).

Pour Tom Koutsantonis, ministre de l'industrie minière d'Australie méridionale, cette découverte pourrait permettre au pays de couvrir ses besoins et d'exporter une partie de sa production.

"Si les gisements et la pression ont été favorables pendant des millions d'années [...], ils (Linc Energy) pensent pouvoir extraire du sous-sol d'Australie méridionale du pétrole pour quelque 20.000 milliards de dollars australiens (15.800 milliards d'euros)", a déclaré le ministre.

Mais "on ignore encore si l'extraction est économiquement viable", a-t-il prévenu.