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Pour être père à l’âge adulte, un jeune anglais se fait prélever un fragment de testicule

A l'âge adulte, le jeune anglais pourra réutiliser ses cellules

A l'âge adulte, le jeune anglais pourra réutiliser ses cellules - THOMAS SAMSON / AFP (photo d'illustration)

Atteint d’une tumeur au cerveau non opérable, Nathan Crawford va devoir subir une chimiothérapie et une radiothérapie. En prévention d'une infertilité qui pourrait être causée par ces traitements, il s'est fait prélever un morceau de testicule.

A 9 ans, un enfant pense rarement à sa descendance. Pour les parents de Nathan Crawford, il a pourtant fallu aborder le sujet avec leur fils, atteint d’une tumeur au cerveau.

Une opération préventive

Non opérable et non cancéreuse, la tumeur qui touche le garçon doit se traiter grâce à la chimiothérapie et la radiothérapie. Deux traitements qui peuvent engendrer l’infertilité chez les patients. Pour pouvoir être parents un jour, les patients subissant ces traitements peuvent procéder à une congélation de leur sperme.

Dans le cas de Nathan, âgé seulement de 9 ans et qui n’a donc pas atteint la puberté, une autre technique a du été utilisée. "Nathan aime les enfants, donc on lui a dit que cette procédure pouvait augmenter ses chances d’avoir ses propres enfants", explique sa mère au Guardian

Une première en Angleterre, mais pas en France

L’hôpital John Radcliffe, à Oxford, a donc prélevé un morceau de testicule sur l’enfant pour ensuite le cryogéniser. Plus tard, les cellules pourront être utilisées pour être réimplantées ou exploitées in vitro. Cette opération est une première en Angleterre, où 300 enfants deviennent infertiles chaque année après des traitements contre le cancer, selon le Daily Mail.

Pendant l’opération, qui dure une trentaine de minutes, un fragment de testicule est prélevé puis "divisé en petites parties, qui sont ensuite congelées" détaille le docteur Sheila Lane de l’hôpital John Radcliffe. 

En France, la technique n'est pas inédite, explique 20 Minutes. Au CHU de Rouen, "une centaine de jeunes patients" y auraient déjà eu recours. 

Mélanie Longuet