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Les éoliennes sont-elles toujours dans le vent ?

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6% de la consommation d’électricité française est désormais assurée par les 7 950 éoliennes réparties sur l’ensemble du territoire. Une part qui reste bien en-dessous de la moyenne européenne, qui est elle de… 14%.

Pour autant, l’éolien en France se développe bien, et même mieux que prévu. Alors que l’objectif en 2018 était d’atteindre une capacité de production de 15 000 mégawatts, elle a été portée à 15 820 au 30 juin 2019, d’après les chiffres avancés par France Énergie Éolienne. Une légère avance qui permet d’envisager de manière optimiste d’atteindre 23% de part d’énergie éolienne d’ici 2030. Un but fixé pour sortir du nucléaire, et permettre le développement des énergies renouvelables. En termes d’activité, le secteur revendique la création de 18 200 emplois, avec même une croissance de 14,7% depuis 2016. Tous les voyants semblent donc être comme l’énergie fournie par les éoliennes : au vert.

De nombreuses innovations naissent régulièrement pour venir améliorer encore davantage les parcs éoliens. Parmi elles, la start-up Meteo*Swift a mis au point un outil permettant de mesurer la fourniture en énergie des éoliennes. Hébergée dans l’incubateur de Météo France à Toulouse, l’entreprise utilise les données de celle-ci pour déterminer la vitesse du vent à une hauteur de 100 mètres.

“Théoriquement on pourrait se dire qu’une éolienne, on la fabrique, on sait comment elle fonctionne, donc si on a tant de vent qui arrive, on va avoir tant de production qui en ressort, sauf qu’en pratique, c’est beaucoup plus compliqué”, explique Morgane Barthod, fondatrice de Meteo*Swift, dans un entretien sur BFM Business. “Les éoliennes ne sont pas toutes seules, elles sont rassemblées dans des parcs éoliens. Si le vent arrive dans une direction, la première éolienne va avoir beaucoup de vent, la deuxième un petit peu moins et la troisième encore moins. Et au fil des années, la première éolienne va plus s’user, parce qu’elle aura servi davantage.”

D’où l’idée de tenir compte des prévisions météorologiques et de l’historique des données inhérentes à chaque éolienne au cours des deux dernières années. Meteo*Swift peut ainsi faire rimer prévision et précision.

Le service proposé par Meteo*Swift vient grandement faciliter la vie des producteurs d’électricité éolienne, car ces derniers sont tenus par la loi de transition énergétique d’annoncer au gestionnaire du réseau RTE leur vente d’énergie avec une journée d’avance. En cas de trop grande différence entre l’estimation et la réalité, des pénalités peuvent être appliquées. Avec cet outil efficace - qui a gagné de nombreux prix d’innovation et continue de s’améliorer via un algorithme par éolienne, permettant de rendre les données encore plus précises - il est plus facile d’établir la part de l’énergie éolienne, et donc d’énergie renouvelable chaque jour.

L’énergie éolienne continue donc sa croissance, avec un sondage Harris Interactive indiquant que 73% des Français en ont une bonne image, et 77% souhaitent son développement. Qui prend parfois des formes inattendues, comme celle d’un… cerf-volant.

C’est le projet monté par une autre start-up, Kitewinder, et qui consiste en une véritable éolienne nomade, qui tient dans un sac à dos, et permet de produire de l’électricité à hauteur de 100 Watts. KiweeOne peut ainsi servir pour obtenir de l’électricité dans des endroits reculés :

Comme quoi être dans le vent, ce n’est pas qu’une ambition de feuille morte…

Sources : BFM Business, Meteo*Swift, Le Figaro, Le Point, FEE

Ce contenu a été réalisé avec BNP Paribas. La rédaction de BFMTV n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.

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