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Le bruit sismique d'origine humaine a baissé de moitié durant le confinement

Le bruit sismique d'origine humaine a diminué de 50% à 80% pendant le confinement.

Le bruit sismique d'origine humaine a diminué de 50% à 80% pendant le confinement. - Olivier Morin - AFP

C'est la conclusion d'une étude internationale, publiée cette semaine dans la revue Science.

Du jamais vu. Une étude internationale parue dans Science jeudi met en évidence une réduction moyenne de 50% du bruit sismique d'origine humaine pendant le confinement, entre janvier et mai 2020.

Le bruit sismique, l'ensemble de vibrations permanentes du sol, a une multitude de causes. Le vent, les vagues relèvent des causes naturelles, alors la circulation automobile, la machinerie, ont pour origine des causes humaines.

Les effets du confinement

Selon les scientifiques, il existe une forte corrélation entre la mise à l'arrêt des activités humaines et industrielles et la réduction du bruit sismique d'origine humaine.

"Entre janvier et mai 2020 nous avons analysé 337 stations (sismiques, NDLR) de partout dans le monde, dont 268 pour lesquelles les données étaient exploitables. Parfois les données sont très mauvaises parce que les capteurs des stations sont mal installés ou juste trop loin des villes pour observer quelque chose", confie à Sciences et avenir Corentin Caudron, volcano-sismologue à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et l'un des signataires de l'étude.

185 de ces stations sismiques ont enregistré une diminution significative du bruit simisque : entre 50% à 80% de réduction. Il s'agit de la réduction la plus importante du bruit sismique d'orgine humaine jamais enregistrée. La carte ci-dessous, parue dans l'étude de la revue Science, montre ainsi les stations qui ont enregistré une diminution du bruit sismique pendant le confinement (en rouge), et celles qui ne l'ont pas constaté (en bleu).

Cette carte parue dans l'étude de la revue Science montre les stations sismiques qui ont enregistré une diminution du bruit sismique pendant le confinement (en rouge), et celles qui ne l'ont pas constaté (en bleu).
Cette carte parue dans l'étude de la revue Science montre les stations sismiques qui ont enregistré une diminution du bruit sismique pendant le confinement (en rouge), et celles qui ne l'ont pas constaté (en bleu). © Science
Fanny Rocher