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La mission ExoMars 2016 s'est élancée vers la planète rouge

Après maints reports le grand jour est arrivé pour l'Europe à la conquête de la planète rouge et pour la mission ExoMars 2016. Le lanceur Proton s'est arraché du sol lundi à 10h31, comme prévu.

L'ère de l'hégémonie de la science américaine dans la recherche de la vie sur Mars est-elle révolue? La sonde européenne ExoMars 2016 a été lancée depuis la base russe de Baïkonour au Kazakhstan, lundi matin à 10h31. Une fusée Proton a arraché la sonde et son atterrisseur de l'attraction terrestre. Après un voyage de sept mois et un trajet de près de 496 millions de kilomètres, l'arrivée sur la planète rouge est programmée le 19 octobre.

Conçue par l'Agence spatiale européenne (ESA) en partenariat avec l'agence spatiale russe Roskosmos, cette mission scientifique vise à détecter des traces de vies passées sur Mars. ExoMars 2016 comprend une sonde détectrice de traces de gaz baptisée TGO (Trace Gaz Orbiter) et un atterrisseur test sur Mars, nommé Schiaparelli. Pesant 600 kilos et de la taille d'une petite voiture, il aura pour fonction d'apprendre aux scientifiques comment atterrir sur Mars.

>> La vidéo du Cnes ci-dessous, résume le but de la mission

A la recherche de traces de méthane

La sonde, qui se mettra en orbite autour de Mars pour plusieurs années, va rechercher des traces de méthane dans l'atmosphère de la planète. Sur Terre, 90% de ce gaz est d'origine biologique et provient principalement de la décomposition de matières organiques. Sa détection peut donc constituer un indice possible de la présence actuelle d'une vie micro-organique sur Mars. Le méthane a en effet une durée de vie limitée. En 2004 la sonde européenne Mars Express avait déjà découvert de petites quantités de ce gaz.

Dans un premier temps envisagée aux côtés des Américains, la mission ExoMars 2016 a finalement été montée en collaboration avec la Russie après la défection de la NASA pour raisons budgétaires en 2011. Elle doit être suivie d'une autre mission russo-européenne, ExoMars 2018, qui enverra un véhicule rechercher des traces de vie passée sur Mars. Prévue pour 2018, elle pourrait toutefois être retardée.

David Namias