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La gare Montparnasse bloquée par 2.500 infirmiers anesthésistes

La police a évacué par la force environ 2.500 infirmiers anesthésistes qui bloquaient les voies de la gare Montparnasse, à Paris, afin d'obtenir d'être reçus par la ministre de la Santé. Les anesthésistes protestent depuis plus de deux mois contre un prot

La police a évacué par la force environ 2.500 infirmiers anesthésistes qui bloquaient les voies de la gare Montparnasse, à Paris, afin d'obtenir d'être reçus par la ministre de la Santé. Les anesthésistes protestent depuis plus de deux mois contre un prot - -

PARIS - La gare Montparnasse a été bloquée mardi après-midi par environ 2.500 infirmiers anesthésistes réclamant d'être reçus par la ministre...

PARIS (Reuters) - Le trafic ferroviaire entre Paris et l'ouest de la France a été bloqué tout l'après-midi mardi en raison du blocage des voies de la gare Montparnasse par des infirmiers anesthésistes mécontents du traitement que leur réserve le gouvernement.

Les forces de l'ordre ont évacué manu militari en fin d'après-midi les quelque 2.500 manifestants qui bloquaient les voies depuis 13h00, car ils souhaitaient être reçus par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

Les anesthésistes protestent depuis plus de deux mois contre un protocole d'accord salarial signé entre la ministre et un syndicat minoritaire.

La manifestation, qui devait aller de la place Denfert-Rochereau au ministère de la Santé, a tourné au blocage des voies de la gare Montparnasse, à la suite du refus de Roselyne Bachelot de recevoir la délégation syndicale.

L'arrivée d'un simple chargé de mission du ministère, déjà rencontré le 4 mai, a poussé les manifestants à rester sur les voies jusqu'à ce que des CRS procèdent à l'évacuation vers 16h45 (14h45 GMT). Celle-ci a duré plus d'une heure, certains infirmiers refusant de quitter les voies.

"Je n'ai pas vu de blessé, ça se passe relativement dans le calme", a dit à Reuters Stéphane Houmeau, responsable du collectif des infirmiers anesthésistes en Alsace. Mais d'après des journalistes de Reuters présents sur place, l'évacuation des infirmiers les plus récalcitrants a été parfois violente.

LA SNCF PORTE PLAINTE

Le trafic SNCF a repris "très progressivement" peu avant 19h00 (17h00 GMT), a annoncé l'entreprise publique.

La perturbation a causé un retard d'une heure et demie pour les Transilien et, pour les TGV, la SNCF "ne peut garantir que tous les voyageurs seront acheminés (mardi) soir".

Aucun train n'a desservi l'ouest de la France et de la région parisienne depuis 13h00 et, au total, 60.000 personnes ont été touchées par l'interruption du trafic, a dit la SNCF dans un communiqué.

L'entreprise a décidé de porter plainte pour entrave à la circulation des trains, ajoute-t-elle.

Les manifestants se sont dirigés en fin de journée vers le ministère de la Santé pour se faire entendre par Roselyne Bachelot. "Elle ne nous a jamais reçus depuis que nous sommes en grève", a souligné Stéphane Houmeau.

Malgré le blocage spectaculaire de la gare Montparnasse, le ministère de la Santé n'a proposé aux infirmiers anesthésistes que de les revoir dans le courant du mois de juin.

La grève a été suivie par 95% des anesthésistes en France et très peu d'opérations ont eu lieu mardi, selon les syndicats. Les infirmiers anesthésistes réclament une revalorisation salariale et souhaitent que leur formation soit reconnue au niveau master, soit bac+5.

Clément Guillou, avec Antony Paone, édité par Yves Clarisse