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"L'apocalypse qu'on nous prédisait, je n'y crois pas": les doutes de Didier Raoult sur le réchauffement climatique

Le professeur Didier Raoult.

Le professeur Didier Raoult. - AFP

L'infectiologue, critiqué par ses pairs pour ses méthodes de travail peu orthodoxes, reconnaît des "variations climatiques", mais qui n'auraient "rien à voir avec le drame qu'on a raconté".

L'hydroxychloroquine n'est pas le seul sujet où Didier Raoult se montre clivant. Le directeur général de l'IHU de Marseille, qui a qualifié de "foireuse" l'étude parue dans The Lancet remettant en cause l'efficacité de la molécule contre le coronavirus, s'interroge sur les causes et les effets du réchauffement climatique dans un entretien accordé à l'Express

Une prise de position que Didier Raoult assume face à ce qu'il considère avoir "cessé d'être de la science pour devenir un culte".

"Vous pouvez m'accuser de climato-scepticisme comme de tous les scepticismes, et je suis d'accord. Car, sinon, je cesse d'être un scientifique, et je deviens un prêtre", se défend l'infectiologue qui se sait à contre-courant sur le sujet: "si vous voulez contester certains points, vous êtes un hérétique. Et si on pouvait vous brûler, on le ferait".

"Je ne vois pas de modifications majeures sur la surface de la glace depuis trente ans"

Pour le controversé professeur, le réchauffement climatique, dont "on ne connaît pas la causalité", n'est plus qu'un dogme impossible à contester, une religion "aux enjeux financiers énormes". Si Didier Raoult admet, qu'il y a "des variations climatiques que l'on peut observer", celles-ci n'auraient "rien à voir avec le drame qu'on a raconté".

"Moi, je regarde les photos satellite, et je ne vois pas de modifications majeures sur la surface de la glace depuis trente ans! Ça a un peu bougé à un moment et, maintenant, ça ne bouge pas beaucoup. Donc, l'apocalypse qu'on nous prédisait, je n'y crois pas", affirme le chercheur.

Le professeur Raoult confie néanmoins être en faveur du principe du précaution en matière environnementale en expliquant "que nous sommes entrés dans l'anthropocène: c'est-à-dire l'ère où l'Homme change le monde dans lequel il vit, et qu'il faut faire attention".

Hugues Garnier