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Intempéries : les agriculteurs inquiets

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Les agriculteurs du Nord sont de plus en plus inquiets à l’approche de la récolte du mois d’août. Avec la pluie, les épis de blé ont pourri et des maladies sont apparues. « Si le temps ne change pas c’est 15% à 20% du rendement qui partira », s’inquiètent certains exploitants.

L'an dernier il ne pleuvait pas assez, cette année il pleut depuis le mois d’avril. Résultat : les intempéries vont avoir de graves conséquences économiques. Les productions devraient être en baisse et le blé sera vendu moins cher car abîmé. Pour les consommateurs, cela signifie également une hausse des prix à cause de la baisse de la production.

« Les grains pourrissent »

Jules et Jean-Pierre sont céréaliers dans le Nord, région particulièrement touchée par les pluies et les forts taux d'humidité. Ils possèdent tous les deux 50 hectares de blé. Ils ne sont pas rassurés à l’approche de la récolte qui doit avoir lieu dans un mois. « Toutes les récoltes souffrent de la pluie. Les grains pourrissent. L’épi ne va pas être complet à la moisson. C’est une maladie. On ne peut rien faire. Tout le monde est inquiet », explique Jules sur RMC.

« Un manque à gagner de 5200 euros »

Jean-Pierre lui s’attend à des pertes très importantes. « Si le temps ne change pas d’ici huit à dix jours, c’est 15 à 20% du rendement qui partira. C’est un manque à gagner. S’il faut retirer les frais d’humidité et de qualité, ça fait 5200 euros. Ça représente quand même 8 mois de salaire ».

« On attend un changement qui ne va pas venir »

Mickaël Poillion, agriculteur dans le Pas-de-Calais, constate avec amertume le mauvais temps : « On regarde la météo dès qu’on peut. On attend un changement qui ne va pas venir. Je m’attends à un revenu moindre de 15% à 20%. Là, il pleut et finalement des épisodes comme celui-là, on en a de plus en plus souvent. Il n’y a plus une année comme celle d’avant. Ça veut dire qu’on est aussi obligé d’adapter nos pratiques sauf que c’est compliqué puisqu’on ne peut pas voir à très long terme ».

La Rédaction avec Lionel Top