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Dominique Strauss-Kahn refuse tout dogmatisme sur les retraites

Invité jeudi de l'émission "A vous de juger" sur France 2, le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn a estimé qu'il fallait éviter le dogmatisme en matière de réformes, notamment au sujet de l'âge légal de départ à la re

Invité jeudi de l'émission "A vous de juger" sur France 2, le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn a estimé qu'il fallait éviter le dogmatisme en matière de réformes, notamment au sujet de l'âge légal de départ à la re - -

PARIS - Dominique Strauss-Kahn a estimé jeudi qu'il fallait éviter le dogmatisme en matière de réformes, notamment au sujet de l'âge légal de...

PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn a estimé jeudi qu'il fallait éviter le dogmatisme en matière de réformes, notamment au sujet de l'âge légal de départ à la retraite.

Invité de l'émission "A vous de juger" sur France 2, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a évoqué des pistes, l'allongement de la durée de cotisation, l'épargne individuelle ou la baisse du niveau des pensions.

"Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne solution mais c'est possible", a fait valoir l'ancien ministre socialiste de l'Economie, qui a pris soin de dire qu'il ne souhaitait pas parler de la situation française en particulier.

Nicolas Sarkozy a fait de la réforme des retraites sa priorité pour 2010. Le gouvernement prépare un projet de loi pour la mi-juin.

Le Parti socialiste a présenté cette semaine son contre-projet de réforme des retraites, faisant un axiome du maintien de l'âge de départ à la retraite à 60 ans, repoussant l'allongement de la durée de cotisation à l'après-2025 et instaurant une série de taxes sur les revenus du capital.

Interrogé sur le "dogme" des 60 ans, Dominique Strauss-Kahn a répondu: "Je ne crois pas qu'il faille avoir de dogme".

Il a ajouté que, puisque l'espérance de vie augmentait, "il faudra bien d'une manière ou d'une autre ajuster tout ça".

"Le monde change très vite (...) On ne peut pas vivre enfermé à Berlin, à Londres, Rome ou Paris sans regarder ce qui se passe en Chine, en Inde, au Brésil, dans le reste du monde (...) Si on a les yeux braqués sur le XXe siècle, sur la rue d'en face, les autres avancent et on se retrouve dans la situation où c'est l'Europe qui finalement apparaît le maillon faible de l'ensemble du système", a-t-il prévenu.

A ses yeux, l'âge de départ à la retraite "doit être très différent selon les individus et les professions".

"Je me suis battu longtemps sur ces idées de pénibilité, sur le fait qu'on fait des carrières différentes, plus ou moins pénibles et la justice, c'est quand même à l'arrivée que vous puissiez partir plus tôt", a estimé Dominique Strauss-Kahn.

Laure Bretton, édité par Yves Clarisse