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Dégustation du premier steak in vitro

Le premier burger, à base de viande de bœuf cultivée en laboratoire a été dégusté sous l’œil des caméras par des volontaires, à Londres, ce lundi.

Le premier burger, à base de viande de bœuf cultivée en laboratoire a été dégusté sous l’œil des caméras par des volontaires, à Londres, ce lundi. - -

Il a été créé en laboratoire à partir de cellules souches. Le premier burger, appelé "Frankenburger", à base de viande de bœuf in vitro, a été servi et dégusté, ce lundi, à Londres. Verdict.

Le premier burger, à base de viande de bœuf cultivée en laboratoire, a été dégusté sous l’œil des caméras par des volontaires, à Londres, ce lundi. Selon l'équipe de scientifiques de l’université de Maastricht, créateurs du mets, cette technique permettrait de créer de la viande à volonté et sans dégâts majeurs pour l’environnement.

Pour un burger in vitro, faîtes cuire quelques minutes un steak de synthèse dans un peu de matière grasse. Finalement, rien d'original dans la préparation de cette viande. Le chef cuisinier, Richard McGowan, a d'ailleurs déclaré pendant l’émission qu’il préparait le steak "comme d’habitude", avec de l’huile de tournesol et du beurre dans une poêle.

Pour parvenir à ce sandwich de 142 grammes, une équipe de scientifiques néerlandais a cultivé des cellules souches de vaches en laboratoire, pendant six semaines. Pari visiblement gagné, puisque, pour l'une des deux goûteurs, chercheuse en matières culinaires "le goût est assez savoureux, c’est proche de la viande, peut-être pas aussi juteux, mais la consistance est parfaite".

"Aucune raison de penser que c'est moins bon pour la santé"

Le créateur de ce mets scientifique, présent dans l'émission, en a lui-même englouti un petit morceau en public et a conclu à un "très bon départ" pour son burger, déjà surnommé "Frankenburger" par la presse britannique. Le scientifique, a ajouté qu'"au final, la matière produite est bel et bien du bœuf. Il n’y a aucune raison de penser que c’est moins bon pour la santé."

Le projet a été financé par un Sergey Brin, co-fondateur de Google et défenseur de la cause animale. Pour les militants, c’est une solution d’avenir. "La façon dont on élève les animaux aujourd’hui provoque d’énormes souffrances et des dégâts environnementaux considérables. La viande in vitro permet de lutter contre la faim, de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, d’être plus respectueux envers les animaux", explique Ben Williamson, de l'association de défense des animaux Peta.

Pour cette première, le burger a coûté 250.000 euros, mais selon ses créateurs, il pourra être commercialisé à un prix raisonnable d’ici 10 à 20 ans.

A.-L.B. avec Nicolas de Labareyre