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Accord pour indemniser les clients victimes du volcan islandais

Passagers à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle. Les professionnels du tourisme et l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir ont trouvé un accord pour indemniser les voyageurs victimes de la paralysie des transports aériens le mois dernie

Passagers à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle. Les professionnels du tourisme et l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir ont trouvé un accord pour indemniser les voyageurs victimes de la paralysie des transports aériens le mois dernie - -

PARIS - Les professionnels du tourisme et l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir ont trouvé mardi un accord pour indemniser les...

PARIS (Reuters) - Les professionnels du tourisme et l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir ont annoncé un accord visant à indemniser les voyageurs victimes de la paralysie des transports aériens du mois dernier.

L'éruption d'un volcan islandais a engendré un énorme nuage de cendres à haute altitude potentiellement dangereux pour les avions, provoquant la fermeture de la plupart des aéroports européens pendant six jours, à partir du 15 avril.

Mardi matin, l'espace aérien irlandais et une partie du ciel britannique sont restés fermés en raison de la réapparition de cendres volcaniques en provenance d'Islande.

Au plus fort de la paralysie le mois dernier, plus de 100.000 Français se sont retrouvés bloqués à l'étranger.

L'addition finale pour le secteur en France s'élève à près de 260 millions d'euros - les compagnies aériennes ont perdu 188 millions d'euros, les tour-opérateurs 31 millions et les agences de voyage 40 millions.

Dans un communiqué commun, UFC-Que Choisir et les professionnels du tourisme (Ceto-Association des tour-opérateurs, Fnam-Fédération nationale de l'aviation marchande et Snav-Les professionnels du voyage) disent avoir trouvé une "solution partagée" pour indemniser les clients.

En ce qui concerne les vols secs, les professionnels s'engagent à rembourser le prix des billets sans pénalité ou, si le client le souhaite, à reporter le voyage.

NUMÉRO VERT

Ils s'engagent aussi à "prendre en charge le voyageur en situation de transit (entre deux vols) ou lorsqu'il détenait une carte d'embarquement émise à l'aéroport".

Pour les forfaits touristiques, en cas d'annulation avant le départ, les professionnels devront proposer aux consommateurs un report sur 12 mois auprès des mêmes agences ou tour-opérateurs sur la même destination, ou d'autres si le client le souhaite.

"Si le coût de ce report varie en fonction de la période de remplacement ou de la destination choisies, il sera réajusté à la hausse ou à la baisse", précise-t-on.

En cas d'annulation de vol en cours de voyage, et dans l'hypothèse où "les professionnels ont manqué à leur obligation d'assistance (accompagnement du client dans l'attente du rapatriement)", une commission de suivi interviendra.

Composée de représentants des signataires de l'accord, elle étudiera les dossiers au cas par cas en vue d'un éventuel dédommagement.

Les dossiers doivent être déposés avant le 15 juin 2010.

Hervé Novelli, secrétaire d'Etat au Tourisme, a installé lundi un médiateur joignable via un site internet (www.conso.net) et un numéro vert (0800.000.402, gratuit depuis un poste fixe).

"Plus de 1.200 appels ont été enregistrés, ce qui prouve qu'il y avait un besoin important", a-t-il déclaré mardi lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

"Cette initiative va nous permettre, je le crois, de bâtir une jurisprudence, un nouveau cadre de relations entre les consommateurs et les organisateurs de voyages", a ajouté Hervé Novelli.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

REUTERS