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VIH: un nouvel essai clinique d'Abivax confirme des résultats prometteurs

Recherches sur le VIH (illustration)

Recherches sur le VIH (illustration) - FAROOQ NAEEM / AFP

La biotech française Abivax a rendu les résultats préliminaires de son étude sur les effets de son médicament contre le sida. Il permet de réduire les réservoirs du VIH dans le sang.

La biotech française Abivax a publié jeudi des données préliminaires prometteuses d'un nouvel essai clinique sur son candidat médicament contre le sida, confirmant sa capacité à réduire les réservoirs du VIH dans le sang, selon la société.

Ces données "confirment et prolongent" la réduction des réservoirs du VIH dans le sang observée dans une précédente étude clinique sur ce même candidat médicament, ABX464, publiée début mai, selon un communiqué d'Abivax. 

Les réservoirs du VIH sont des cellules dans lesquelles le virus demeure à l'état latent, échappant ainsi aux traitements antirétroviraux classiques. La biotech affirme avoir constaté une "diminution statistiquement significative" de la charge d'ADN viral dans les cellules de sang périphériques CD4+, avec une baisse médiane de 40% environ.

Des résultats encore partiels

Ces résultats sont toutefois à prendre avec des pincettes, car ils ne portent que sur 28 jours de traitement et sont basés sur un faible nombre de patients: 11 personnes infectées par le VIH, dont 9 sont allées au bout de l'essai. Par ailleurs, "aucune donnée fiable sur l'ADN viral dans les tissus gastro-intestinaux n'a pu être obtenue" pour cette première cohorte de patients, précise Abivax dans son communiqué.

Or, l'enjeu principal de cette nouvelle étude de phase IIa consiste justement à évaluer, par biopsie rectale, l'effet du candidat médicament ABX464 sur les réservoirs du VIH dans les tissus de l'intestin, une zone où se cachent en grande quantité les cellules infectées.

Pour la seconde cohorte de patients de cette nouvelle étude, actuellement en cours de traitement, Abivax dit avoir "ajusté les procédures pour garantir la disponibilité d'une grande quantité d'ADN viral, nécessaire pour fournir des résultats appropriés" sur les tissus gastro-intestinaux. Des résultats préliminaires sont attendus au cours du deuxième trimestre 2018. 

Me.R. avec AFP