BFMTV

Variant Delta dans les Landes: la "situation sous contrôle" mais la "vigilance" de mise

La situation sanitaire dans les Landes marquée par une reprise de l'épidémie de Covid-19 et la présence encore inexpliquée du variant Delta "n'est pas particulièrement inquiétante" mais "appelle à la vigilance", ont indiqué lundi les autorités.

Deux cas annoncés mercredi, puis vingt-neuf samedi. Dans les Landes, la présence du variant Delta, le nouveau nom du variant apparu en Inde en avril, interroge les autorités sanitaires. Ce lundi après-midi, la préfète Cécile Bigot Dekeyzer et le directeur départemental de l'ARS Nouvelle-Aquitaine Didier Couteau ont donné une conférence de presse à ce sujet, assurant que la présence encore inexpliquée du variant Delta "n'est pas particulièrement inquiétante" mais "appelle à la vigilance".

"C'est une situation qui n'est pas particulièrement inquiétante mais qui mérite notre vigilance", a déclaré lors d'un point presse la préfète Cécile Bigot-Dekeyzer, en assurant que la 2e phase de déconfinement prévue mercredi n'était "pas remise en question". "La situation est sous contrôle", a-t-elle martelé en revenant sur les 31 cas avérés dans les Landes de contamination au variant Delta, identifié pour la première fois en Inde en avril.

"Le taux d'incidence a augmenté sensiblement au cours des dernières semaines mais reste modéré puisqu'il se situe entre 80 et 100 cas (pour 100.000 habitants)", a-t-elle également relativisé.

· Des personnes jeunes

Signe que "la situation n'est pas inquiétante", "les personnes touchées (par le variant Delta) sont jeunes, seulement 5 ont plus de 50 ans dont une a plus de 75 ans", a expliqué Didier Couteaud délégué départemental de l'ARS pour les Landes.

La plupart étaient non vaccinées, exceptée une personne se trouvant "dans un schéma vaccinal complet" mais qui avait reçu sa 2e dose deux jours avant le test, a-t-il ajouté. Deux autres avaient reçu une première dose.

Il n'y a eu "aucun décès et aucune hospitalisation liée à ces situations" de variant Delta, a complété Didier Couteaud, en relevant que de rares hospitalisations étaient attribuées à des "excès de doliprane".

· 15 foyers différents

Cette trentaine de cas concerne 15 foyers, notamment familiaux. Parmi eux, figurent des "ouvriers" du "secteur secondaire" et deux personnes hébergées en centre d'accueil de demandeurs d'asile et considérées comme faisant partie des "15 cas de départ", a indiqué Didier Couteaud, sans plus de détails.

· Tester-alerter-protéger

Ce contexte amène les autorités sanitaires à "poursuivre le plan d'action déjà mis en place" et reposant sur les "trois piliers tester-alerter-protéger". Il prévoit notamment le "renforcement des opérations de tests et d'identification du type de virus", a expliqué la préfète.

· 100 à 200 cas incertains

Des analyses complémentaires avec la méthode du séquençage vont être menées pour "étudier les 100 à 200 cas sur lesquels nous n'avons pas de certitude", a précisé M. Couteaud tandis qu'une "opération flash" avec séquençage systématique sera menée mardi sur les quelque 70 à 80 cas quotidiens de Covid-19.

· Une présence inexpliquée

La présence de ce variant Delta reste pour l'heure inexpliquée. "On n'a pas trouvé de lien avec l'Angleterre ou l'Inde mais ce n'est pas terminé", a souligné Didier Couteaud. "L'objectif c'est de savoir si c'est du variant indien (Delta, ndlr) muté. Nous n'écartons pas la théorie d'une mutation locale de ce variant mais il est trop tôt pour le savoir".

Le Directeur académique des Landes, Bruno Brevet, a expliqué que le nombre de tests salivaires en écoles et collèges allait être multiplié par deux, passant "de 3000 à 6000 par semaine". Un stock supplémentaire de 1000 autotests doit bénéficier à des personnels de l'Education nationale et des lycéens.

Selon le gouvernement britannique, où le variant Delta est désormais dominant, ce dernier se transmet 40% plus que le variant Alpha, identifié pour la première fois au Royaume-Uni en décembre.

Clément Boutin avec AFP