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Une étude sur l'activité des médecins généralistes confirme que l'épidémie marque le pas en France

Photo d'illustration.

Photo d'illustration. - SEBASTIEN BOZON / AFP

Ce mercredi après-midi, le syndicat des médecins généralistes MG France publie les résultats de son quatrième questionnaire envoyé aux praticiens pour y voir plus clair quant à leurs activités en ces temps de coronavirus. Le document montre un affaiblissement de la diffusion de la maladie.

Ce mercredi, le syndicat de médecins généralistes MG France rend public les résultats de son étude examinant l'activité de ses praticiens durant cette période d'épidémie de coronavirus. Il s'agit là des résultats obtenus par l'envoi, durant ce week-end de la Pentecôte, d'un quatrième questionnaire à ces derniers, et les données qui en sont extraites dressent le comparatif entre les dernières semaines écoulées, labelisées semaine 20 et 22. La semaine 20 désigne en fait la première semaine de déconfinement, tandis que la 22 correspond à celle qui s'est étendue du 24 au 29 mai. 

Des statistiques encourageantes 

Le syndicat reconnaît que la date retenue pour ce recueil d'éléments a eu une première incidence. Ce quatrième questionnaire n'a récolté que 1732 réponses de généralistes contre 2292 deux semaines auparavant. Pour la semaine 22, les médecins n'ont déclaré que 4623 cas contre 6097 précédemment.

Et si la moyenne des cas possibles est restée stable en 15 jours, se maintenant à 2,6 par médecin et par semaine, le nombre de tests positifs a largement décru, passant de 344 à 170. Cette dernière statistique signifiant que seul un médecin généraliste sur dix a été confronté à un cas positif lors de la semaine 22. Le pourcentage de positivité a lui aussi chuté, s'établissant à 3,6% désormais contre 5,6% en semaine 20. 

Pour Jacques Battistoni, président de MG France, ces données traduisent une nette baisse de la circulation du SARS-CoV2:

"Malgré la sortie progressive du confinement, la baisse de la diffusion du virus se poursuit et s’amplifie. La France revient progressivement à la situation qui prévalait début février avec des cas isolés. Cette situation ne doit pas nous conduire à baisser la garde mais à rester très attentifs aux tests positifs afin de casser au plus vite les chaînes de contamination."

Retours

Invité de notre antenne dans l'après-midi, Jacques Battistoni a développé: "On teste beaucoup de gens. On teste tous ceux qui vont montrer des symptômes évocateurs mais dont on est loin d’être certain qu’ils ont un Covid : ce sont des gens qui toussent un peu, ont des maux de tête, une rhino-pharyngite." Le médecin a décrit son quotidien, depuis la levée du confinement:

"En fait, les patients qui ont une suspicion de Covid ne représentent qu’une très faible partie de notre activité. On voit un jour sur deux un patient susceptible d’avoir un Covid, on l’a mesuré dans notre enquête. Donc l’essentiel de notre activité est d’accueillir des gens qui reviennent pour se faire soigner leurs pathologies chroniques, ou ce qui leur est arrivé dans l’intervalle et pour lequel ils n’ont pas osé consulter : c’est ça notre quotidien."
Robin Verner