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Un rapport remet en cause la gestion de l'Institut Pasteur

Un rapport dénonce vendredi la gestion de l'Institut Pasteur.

Un rapport dénonce vendredi la gestion de l'Institut Pasteur. - -

L'Inspection générale des affaires sociales (Igas) dénonce dans un rapport publié vendredi par "Le Figaro", la gestion de l'Institut Pasteur.

Abus de confiance au préjudice des donateurs, les recours à des artifices comptables et les concentrations excessives de pouvoir, un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales pointe les dysfonctionnements au sein de l'Institut Pasteur, comme le rapporte Le Figaro vendredi.

Les rapporteurs, Béatrice Buguet et André Bernay, reprochent à l'Institut Pasteur de mettre en péril le lien de confiance qui l'unit à ses nombreux donateurs en manquant à son obligation de transparence sur l'utilisation des fonds collectés.

La réaction ne s'est pas faîte attendre et elle est virulente. "Nous contestons formellement les conclusions du rapport de l'Igas qui mettent en cause de manière infondée la gouvernance de l'Institut Pasteur et qui pourraient laisser croire que les dons, legs et subventions dont il bénéficie ne sont pas utilisés à bon escient", a répondu l'Institut Pasteur dans un communiqué.

Un rapport "erroné et malveillant"

Créée en 1887, la fondation pour la recherche recueille 50 millions d'euros par an et dispose d'un patrimoine estimé à près d'un milliard d'euros, précise Le Figaro.

Certains des fonds collectés, d'après le rapport de l'Igas, ne sont pas forcément destinés à la recherche et une partie importante des dons et legs est "affectée à des fonds propres et nourrit la croissance au lieu d'être affectée immédiatement aux équipes de recherche".

Par ailleurs, selon l'Igas, le déficit structurel affiché par l'Institut Pasteur est le fruit d'une "présentation artificielle" de ses résultats comptables, qui consiste à amputer son bilan annuel d'une partie des recettes.

Enfin, la réforme des statuts, intervenue en 2008, fait aussi l'objet de critiques, car il apparaît, selon le texte, que la directrice générale de l'Institut, Alice Dautry, détient "un pouvoir très important" gagné au détriment du conseil d'administration.

Interrogée par Le Figaro, cette dernière conteste "formellement" les conclusions de ce rapport qui est "erroné et malveillant". Pour elle, "tout l'argent collecté va à la recherche".