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Un conducteur sur dix s'est déjà endormi sur la route du travail

La somnolence au volant sur le trajet du travail concerne un conducteur sur 10.

La somnolence au volant sur le trajet du travail concerne un conducteur sur 10. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Ce chiffre, qui concerne les trajets entre le travail et le domicile, s'élève à près du double chez les jeunes conducteurs, entre 18 et 24 ans.

Heureusement, il ouvre l'oeil juste à temps, avant l'accident la plupart du temps. Un conducteur sur dix avoue s'être endormi au moins une fois au volant dans l'année en allant ou en revenant du travail, selon une enquête sur "Sommeil et transports" réalisée auprès des actifs.

Et le risque de se laisser à aller un petit endormissement sur le trajet pour aller ou revenir du travail est plus élevé parmi les 18-24 ans: ils sont près d'un sur cinq (18%) à s'être endormis en conduisant une fois au moins dans l'année, selon l'enquête InSV/MGEN 2014 rendue publique mardi.

En semaine, si la majorité (62%) des actifs dort en moyenne 7 à 8h, un actif sur trois (36%) souffre de privation de sommeil avec des nuits de moins de 6 heures. "Bien en deçà du temps de sommeil recommandé pour éviter des troubles de santé", relève le Pr Damien Léger, président de l'Institut national du sommeil et de la vigilance (InSV), commanditaire avec la mutuelle MGEN de cette enquête d'Opinionway auprès d'un millier d'adultes (salariés, artisans et professions libérales...) représentatifs de la population, publiée à l'occasion de la Journée du Sommeil du 28 mars.

Les vertus de la sieste et de la grasse matinée

Le mode de transport principal reste la voiture: 77% des actifs conduisent pour aller travailler. Pour l'immense majorité d'entre eux, il s'agit d'une voiture (91%). Mais une minorité (4%) utilise un véhicule utilitaire (camionnette, etc.), une moto, un scooter, une mobylette. D'autres (5%), plus courageux ou habitant moins loin, vont en vélo, ou marchent (8%).

Les conducteurs sont plus nombreux en province (84% contre 50% en région parisienne) et résident plus souvent dans des agglomérations inférieures à 100.000 habitants (87%), tandis que les usagers de transport en commun domine en région parisienne (50%).

La grasse matinée permet de compenser le manque de sommeil avec un réveil vers 9h pour près de 9 actifs sur dix se levant habituellement à 7h ou plus tôt en semaine. Le transport en commun (ou covoiturage) est aussi pour plus d'un passager sur trois (39%) l'occasion de piquer un petit roupillon (en moyenne 23 minutes) à l'aller et/ou au retour. Une tendance, plus marquée au retour, qui croît avec la distance domicile-travail.

A. D. avec AFP