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Sida: la circoncision, une méthode conseillée sous conditions

Les deux études ont été publiées dans le cadre de la 20ème conférence internationale sur le sida.

Les deux études ont été publiées dans le cadre de la 20ème conférence internationale sur le sida. - -

La circoncision, cette méthode de prévention controversée a gagné en crédibilité ce week-end, après la présentation dimanche d'une nouvelle étude sur la prévention du Sida.

Pour lutter contre le sida, les organisations pourraient conseiller la circoncision dans les populations à risque de certains pays d'Afrique, voire même proposer des rémunérations pour chaque opération.

Cette méthode de prévention controversée a gagné en crédibilité ce week-end, après la présentation dimanche de nouvelles études. La communauté médicale savait déjà que l'opération faisait baisser les risques d'infection de 60%.

Mais certaines organisations craignaient de voir les hommes circoncis, persuadés d'être protégés par le biais de cette seule opération, délaisser le préservatif.

La nouvelle étude, présentée dans le cadre de la 20e conférence internationale sur le sida, en Australie, n'a pas trouvé de preuve soutenant cette hypothèse.

Des bons alimentaires augmente le nombre d'opérations

3.000 hommes kenyans ont été suivis. Au début de cette étude, la moitié d'entre eux ont décidé d'être circoncis, et l'autre non. Pendant deux ans, tous les participants ont été interrogés, chaque six mois, sur leur vie sexuelle.

Selon les résultats de l'étude, les hommes circoncis utilisaient autant de préservatifs que les autres. L'Organisation mondiale de la santé et Onusida, qui conseillaient déjà aux populations de se faire opérer, voient donc leurs méthodes confirmées.

Ils pourraient d'ailleurs adopter les méthodes conseillées par une autre étude: proposer aux hommes des bons valant entre 6,4 et 11 euros pousserait les hommes à se faire opérer.

Certains hommes refuseraient en effet de se faire circoncire en raison de la perte du salaire entraînée par l'intervention et le coût du déplacement vers et au retour de la clinique. Avec les bons, ils étaient entre 6,6 et 9% à se faire opérer, contre 1,9% avec des bons de moins de deux euros.

J.S avec AFP