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Retour des étudiants ultramarins: quatorzaines dans deux hôtels proches de Roissy

L'aéroport de Charles-de-Gaulle à Roissy (PHOTO D'ILLUSTRATION)

L'aéroport de Charles-de-Gaulle à Roissy (PHOTO D'ILLUSTRATION) - François Guillot - AFP

En respectant une quatorzaine et étant testés avant de prendre l'avion, les volontaires seront ainsi dispensés des mesures sanitaires obligatoires en vigueur une fois de retour dans les Territoires.

Deux hôtels proches de l'aéroport de Roissy, près de Paris, ont été réquisitionnés pour assurer la quatorzaine d'étudiants ultramarins volontaires, désireux de retourner dans leurs Territoires, dans le cadre du déconfinement, a indiqué ce samedi la préfecture de police de Paris.

Les étudiants concernés par cette mesure doivent être originaires de cinq des douze territoires d'Outre-mer: Guyane, la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion et Saint-Pierre-et-Miquelon, a précisé la préfecture de police dans un communiqué.

"Les volontaires seront placés en quartorzaine et testés avant leur départ de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle où deux vols seront affrétés fin mai/début juin", a détaillé la préfecture.

Cette quatorzaine dispensera les étudiants des mesures obligatoires imposées à l'arrivée dans les Territoires ultra-marins.

Des volontaires accueillis depuis jeudi

Les deux hôtels situés à Tremblay-en-France et à Roissy ont commencé à accueillir les volontaires dès jeudi. La Croix Rouge française et la Fédération française de sauvetage et de secourisme assurent la gestion des deux sites.

Quelque 11.300 étudiants ultramarins bloqués en métropole depuis le début du confinement ont été recensés comme souhaitant regagner leurs territoires, a annoncé jeudi la ministre des Outre-mer, Annick Girardin.

Chaque année, environ 40.000 étudiants ultramarins viennent étudier en métropole. Certains avaient pu rentrer chez eux avant le début du confinement, mais d'autres avaient fait le choix de rester, pour des raisons financières, pour poursuivre leurs cours et leurs examens sans décalage horaire, ou pour ne pas contaminer leurs proches.

Le gouvernement avait lancé mi-avril un recensement des étudiants concernés, afin "d'évaluer et d'organiser les besoins en termes de quarantaine des étudiants ultramarins en mobilité dans l'Hexagone dans la perspective de leur retour sur leur territoire".

Jé. M. avec AFP