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Rennes: près de 500 étudiants dépistés au coronavirus, après 43 cas positifs à l'université

Paris-II, Lyon-I, Rennes-I et Paris-13 sont en tête du classement des universités jugées sur la capacité de leurs étudiants de trouver un emploi établi par le ministère français de l'Enseignement supérieur et à paraître dans le Figaro Magazine daté du 16

Paris-II, Lyon-I, Rennes-I et Paris-13 sont en tête du classement des universités jugées sur la capacité de leurs étudiants de trouver un emploi établi par le ministère français de l'Enseignement supérieur et à paraître dans le Figaro Magazine daté du 16 - -

43 cas de Covid-19 ont été découverts à l'Université Rennes 1, dans les filières de médecine, pharmacie et odontologie. La faculté a suspendu ses cours en présentiel, dans l'attente des résultats.

"J’en appelle à la responsabilité de chacun", affirmait dimanche la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, suite à la découverte d'au moins dix clusters dans des universités. À Rennes, près de 500 étudiants vont être testés après la confirmation de 43 cas de Covid-19 dans les filières de médecine, pharmacie et odontologie.

Contamination lors de soirées

La faculté de médecine a suspendu ses cours en présentiel durant sept jours "pour l'ensemble des étudiants de deuxième et troisième années de médecine, majoritairement touchés, à compter du lundi 14 septembre", ont précisé dans un communiqué la préfecture d'Ille-et-Vilaine et l'Agence régionale de santé (ARS).

35 étudiants de médecine ont été contaminés, ainsi que cinq en pharmacie et trois en odontologie. 12 premiers cas avaient été signalés auprès de l'ARS vendredi, avant que l'enquête sanitaire ne révèle l'existence de 31 autres cas confirmés de Covid-19.

Les contaminations ont notamment eu lieu "lors de soirées dans des débits de boisson", selon l'ARS.

"Ce sont des étudiants qui ont réussi le concours [à l'issue de la 1ère année, ndlr] et qui se sont retrouvés dans des soirées privées, vraisemblablement les jeudis 3 et 10 septembre", a précisé le président de l'université David Alis, lors d'un point presse lundi.

Une reprise des cours en présentiel incertaine

Les 490 étudiants de deuxième et troisième années iront se faire dépister au CHU de Rennes dans la semaine, exceptés ceux qui ont déjà été testés positifs. "La reprise des cours en présentiel dépendra du taux de positivité", a annoncé Éric Bellissant, doyen de la faculté de médecine de Rennes 1.

L'université de Rennes 1, qui avait interdit les week-ends et les soirées d'intégration, appelle ses étudiants à la "responsabilité".

"Il faut que les associations étudiantes soient des relais de notre action", a poursuivi M. Alis.

La circulation du virus s'accélère en Ille-et-Vilaine, département classé rouge depuis vendredi. On y dénombre 86 cas pour 100.000 habitants, selon les derniers chiffres annoncés lundi par la préfète Michèle Kirry sur France 3 Bretagne. "La situation est préoccupante", a-t-elle reconnu. Dans la métropole de Rennes (43 communes), le taux d'incidence atteint 132 cas pour 100.000 habitants.

Cette dernière a donc ordonné lundi soir la fermeture des bars, dès mercredi, à partir de 23 heures, au lieu de 3 heures, dans la métropole bretonne. Cette mesure s'étend pour l'instant jusqu'au 30 septembre. Par ailleurs, plus aucune dérogation ne sera délivrée pour des événements de plus de 5000 personnes, a fait savoir la préfète.

Un cas pas isolé

Le cas de Rennes n'est pas un cas isolé. À Amiens, l'université Jules Verne est confrontée elle aussi à une série de contaminations. Les cours en présentiel ont été suspendus jusqu'à la fin de la semaine pour quelque 500 étudiants de deuxième et troisième années de médecine à la suite du dépistage positif de 20 étudiants.

"La plupart étaient des étudiants de deuxième et troisième de médecine, les autres sont disséminés dans d'autres composantes", a expliqué l'université. Pour ces deux promotions, "les cas étaient trop nombreux pour que les cours puissent être maintenus, on était déjà dans la définition d'un cluster".

La Somme connaît une "accélération de l'augmentation des cas" de Covid-19 mais reste classée en "vulnérabilité modérée", selon la préfecture.

Par E.P avec AFP