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Pourquoi Valls penche pour la chirurgie ambulatoire

D'ici 5 à 10 ans, l'essor de la chirurgie ambulatoire devrait faire économiser 5 milliards d'euros.

D'ici 5 à 10 ans, l'essor de la chirurgie ambulatoire devrait faire économiser 5 milliards d'euros. - -

La chirurgie ambulatoire est une des pistes que souhaite développer le Premier ministre Manuel Valls pour participer à l'effort d'économies de 50 milliards d'euros avant 2017. La prise en charge d'un patient une seule journée seulement réduirait presque de moitié le coût de la mobilisation.

Manuel Valls, le Premier ministre, et le Président de la République, François Hollande, ont récemment affirmé leur intention de réduire de 50 milliards les dépenses, avant 2017. Pour ce faire, Manuel Valls a fait du développement de la chirurgie ambulatoire l'une de ses pistes privilégiées pour le plan d'économie. Du côté du secteur médical, grâce à ce type d'opérations, le Premier ministre entend économiser une dizaine de milliards d'euros.

Un acte chirurgical aux avantages considérables

La chirurgie ambulatoire consiste à admettre le patient le matin pour une opération, et à le laisser rentrer à domicile le soir même. Ce type d'opération demande "une mobilisation des charges de personnel plus importantes le jour de l'hospitalisation", mais cette mobilisation diurne allège les charges de personnel de nuit et génère donc des économies mirobolantes. Ce type de pratique est encore trop peu répandu à l'échelle des économies potentielles que la France pourrait faire: seuls 41% des opérations sont pratiquées en ambulatoire.

Cette pratique, bien qu'économique, demande cependant quelques investissements sur le plan personnel et financier: des ajustements matériels ainsi que des formations supplémentaires pour le personnel soignant. D’ici 5 à 10 ans, 90 % des patients pourraient être opérés grâce à ce type de prise en charge, dite ambulatoire, et 5 milliards d'euros d'économie pourraient être enregistrés pour l’assurance maladie.

Manon Costantini