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Plan santé: vers la création d'"assistants médicaux" pour soulager les médecins

Près de 500 "assistants médicaux" pourraient être recrutés en 2019

Près de 500 "assistants médicaux" pourraient être recrutés en 2019 - Alex Proimos - Flickr - CC

Le gouvernement présente ce mardi son plan santé, qui pourrait entériner la création d'un nouveau métier dont l'objectif est de soulager les médecins généralistes de leurs tâches répétitives. Et leur permettre ainsi de recevoir plus de patients.

Débarrasser les médecins des tâches chronophages et répétitives, pour qu’ils puissent accueillir et soigner plus de patients: tel est le double objectif visé par la création d'"assistants médicaux", un nouveau type de métier qui a de bonnes chances d'être annoncé dans le plan Santé dévoilé ce mardi par le gouvernement.

Plébiscitée par MG France (le syndicat des médecins généralistes) et le CSMF (Confédération des syndicats médicaux français), la mesure pourrait dans un premier temps prévoir la création de 500 emplois en 2019, croit savoir Les Échos. Les médecins, eux, en espèrent 10.000 d'ici 10 ans.

Une mission à la fois administrative et médicale

Concrètement, les tâches de cet assistant se situeraient entre celles dévolues à un aide-soignant et celles attribuées à un secrétaire médical. Au sein d'un cabinet, la nouvelle recrue pourrait donc s'occuper de toute la partie administrative, qu'il s'agisse des télétransmissions en fin de consultation ou de réorienter un patient vers un autre spécialiste au besoin. Il s'agirait également pour l'assistant de s'occuper de tâches simples, comme peser et mesurer le patient, prendre sa tension, aider à déshabiller un nourrisson, etc. L'assistant devrait également être en mesure d'expliquer la teneur d'une prescription à un patient.

Avec cette nouvelle organisation, le médecin généraliste pourra ainsi consacrer plus de temps à ses consultations, et in fine recevoir plus de malades. Quant à ces derniers, ils auront la possibilité d'être soignés plus rapidement, notamment dans les endroits où l'accès aux soins est plus difficile.

Tous les médecins concernés?

Une telle avancée n'irait pas sans contrepartie ni condition, comme l'explique sur RTL le directeur de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, Nicolas Revel. Ainsi, cette création de postes ne devrait concerner que les cabinets où exercent au moins trois médecins, en échange d'un quota de patients supplémentaires. Reste la question du financement: avec les charges, un tel emploi devrait représenter près de 50.000 euros par an selon les estimations de MG France communiqués à France Inter. Il pourrait être tout ou en partie être financé par l'assurance maladie.

Jérémy Maccaud