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Coronavirus: la Mayenne désormais classée en "vulnérabilité élevée" après de nouveaux cas

En l'espace de sept jours, le seuil d'alerte a été légèrement dépassé avec 50,1 nouveaux cas pour 100.000 habitants détectés.

L'agence sanitaire Santé publique France (SpF) tire le signal d'alarme. Dans le département de Mayenne, qui compte plusieurs foyers de Covid-19 dont l'un a diffusé dans la population, le seuil d'alerte a été légèrement dépassé avec 50,1 nouveaux cas pour 100.000 habitants détectés en 7 jours, rapporte l'établissement public.

Une campagne de tests a été lancée dans ce département rappelant que le virus est toujours là. De son côté, la Guyane (332,3) dépasse aussi ce seuil d'alerte fixé à 50, selon les données mises en ligne mardi par SpF.

La Mayenne est désormais le premier département métropolitain à être classé en "situation de vulnérabilité élevée" depuis le déconfinement, à l'image de la Guyane et Mayotte.

"L’indicateur du niveau de vulnérabilité (...) traduit à la fois la circulation virale et l’impact sur la santé de la population du département", explique Santé Publique France.

Explosion en quelques jours

Au 11 juillet (en semaine glissante sur sept jours, du 5 au 11 juillet), l'incidence, c'est-à-dire le nombre de cas détectés en une semaine pour 100.000 habitants, se situe par ailleurs au dessus du seuil de vigilance, fixé à 10 cas pour 100.000 habitants, en Seine-Saint-Denis.

Sur la semaine du 28 juin au 4 juillet, ce taux était inférieur à 10/100.000 habitants dans tous les départements de France métropolitaine sauf pour la Mayenne (45/100.000).

A Mayotte, le taux d'incidence, de 16,5 selon les dernières données, est en régression par rapport à la semaine précédente (35,8).

De multiples indicateurs étudiés

L'incidence est l'un des indicateurs de surveillance de l'évolution de l'épidémie. En font également partie le taux de positifs aux tests de diagnostic virologique (qui permettent de savoir si on est contaminé et détecter une éventuelle reprise de l'épidémie) et le taux de reproduction effectif (R) qui correspond au nombre moyen de personnes qu'un malade contamine.

Quand en moyenne une personne infectée en infecte moins d'une, l'épidémie régresse. Si elle en infecte deux autres (R=2), l'épidémie se diffuse, si elle en infecte une (R=1), l'épidémie se maintient. Cet indicateur est légèrement reparti à la hausse en France métropolitaine (R= 1,05).

Doublement des hospitalisations

Selon les données de SpF mises en ligne mardi soir, les départements avec le plus grand nombre de personnes hospitalisées par rapport à leur population sont la Guyane (51,6 hospitalisations/100.000 habitants), les Hauts-de-Seine (38,5) et l'Indre (37,3).

En Mayenne, on a observé un doublement du nombre de personnes hospitalisées, passé de 8, il y a une semaine à 16 au 14 juillet.

Santé Publique France précise qu'un délai pouvant aller jusqu'à 9 jours peut intervenir dans la remontée du nombre de cas par les laboratoires et agences régionales de santé, et que les données transmises sont provisoires et peuvent être corrigées ultérieurement.

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier avec AFP Journaliste BFMTV