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Médecins et pharmaciens veulent aussi recevoir des vaccins Pfizer et Moderna

Un flacon du vaccin Pfizer-BioNTech contre le Covid-19, conservé dans un congélateur à -70 degrés C° à l'hôpital du Mans (ouest)

Un flacon du vaccin Pfizer-BioNTech contre le Covid-19, conservé dans un congélateur à -70 degrés C° à l'hôpital du Mans (ouest) - JEAN-FRANCOIS MONIER © 2019 AFP

Alors que les livraisons du vaccin AstraZeneca ont été réduites, pour le Pfizer, "les conditions de stockage ont évolué, les rendant beaucoup plus accessibles en ville", explique MG France.

Deux syndicats de médecins généralistes (MG France) et de pharmaciens d'officine (FSPF) ont demandé mercredi au gouvernement de leur ouvrir l'accès aux vaccins à ARN messager de Pfizer et Moderna, réservés jusqu'ici aux hôpitaux et centres de vaccination. Suspendus depuis plus d'un mois aux livraisons insuffisantes d'AstraZeneca, les soignants libéraux pressent pour pouvoir utiliser les autres vaccins anti-Covid.

Car chez les généralistes, "les listes d'attente de patients éligibles (...) totalisent plus de 8 millions de candidats", affirme dans un communiqué MG France, qui "réclame la mise à disposition de tous les vaccins", y compris ceux à ARN, dont "les conditions de stockage ont évolué, les rendant beaucoup plus accessibles en ville".

"Nous avons la compétence et les équipements nécessaires"

L'agence européenne du médicament (EMA) a en effet autorisé la semaine dernière le stockage du sérum de Pfizer à des températures de congélateur standard (entre -15°C et -25°C, contre -60°C à -90°C précédemment), comme c'était déjà le cas pour celui de Moderna.

"Nous avons la compétence et les équipements nécessaires", assure Philippe Besset, président de la FSPF, dans un communiqué commun avec l'Association des maires ruraux de France (AMRF).

Les officines, qui sont "souvent le seul point d'accès au système de santé" hors des grands centres urbains, pourraient "vacciner un million de personnes par semaine", affirment ces deux organisations. "Leur refuser d'administrer les vaccins à ARN messager (...) retarderait d'autant plus l'atteinte de l'immunité collective nécessaire pour retrouver une vie normale", ajoutent-elles.

S. V. avec AFP