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Les tests de grossesse bientôt vendus en supermarché

Les députés ont voté lundi l'autorisation de commercialiser des tests de grossesse en grande surface.

Les députés ont voté lundi l'autorisation de commercialiser des tests de grossesse en grande surface. - -

L'Assemblée nationale a voté lundi l'autorisation de la vente des tests de grossesse dans les grandes surfaces, malgré l'opposition de l'UMP, de l'UDI, des radicaux de gauche et du Front de gauche.

Les tests de grossesse pourraient bientôt se retrouver en vente dans les grandes surfaces: le vote des députés y a ouvert la voie lundi. L'UMP, l'UDI, les radicaux de gauche et le Front de gauche y étaient opposés. Cet amendement a été adopté dans le cadre du projet de loi de consommation, examiné en deuxième lecture à l'Assemblée nationale.

Pour la plupart des intéressées interrogées, acheter son test de grossesse dans un supermarché serait à la fois plus discret et plus pratique. "C'est plus anonyme", avancent certaines, "plus accessible" pour d'autres, les supermarchés restant ouverts tard.

Les pharmaciens vent debout contre la mesure

L'autre avantage serait une baisse automatique des prix. Un argument que réfutent les pharmaciens, vent debout contre cette mesure qui vient mettre fin à leur monopole sur la distribution des tests de grossesse. Les génériques sont déjà vendus deux à trois fois moins cher que les tests de marque, plaident-ils.

Mais surtout, ils estiment que cela priverait les femmes de leurs conseils et de leur mission de prévention. "Une jeune fille va nous demander à quelle date à partir de l'absence des règles présumée elle doit faire son test de grossesse. Ce sont des réponses qui ne pourront pas être données par la caissière du supermarché", assure un pharmacien.

L'UMP, l'UDI et le Front de gauche n'ont pas voté l'amendement pour ces raisons mais aussi parce qu'ils jugent le cadre légal - une loi de consommation - inadapté. "On n'achète pas un test de grossesse comme on achète un paquet de chocolat ou un kilo de fromage. Il y a un enjeu de santé publique et cela aurait dû être traité en loi de santé publique", avance le député UDI Damien Abad.

Enfin, certains élus comme le député UDI Philippe Folliot voient derrière cette mesure "le lobby des grandes surfaces".

M. R. avec Marion Ruaud et Brune Daudré