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La Haute Autorité de Santé recommande de faire vacciner les bébés malgré le confinement

Image d'illustration - Un médecin vaccine un enfant le 31 octobre 2017 à Quimper

Image d'illustration - Un médecin vaccine un enfant le 31 octobre 2017 à Quimper - Fred Tanneau - AFP

"Ces vaccinations s’inscrivent dans le suivi normal des nourrissons et tout retard les exposerait à de graves conséquences pour leur santé", explique clairement la Haute Autorité de Santé.

Alors que les Français entrent dans leur quatrième semaine de confinement, la Haute Autorité de Santé rappelle que certains gestes sanitaires ne sont pas à mettre de côté lorsqu'il s'agit des plus petits. "Il est primordial de maintenir l’ensemble des vaccinations obligatoires des nourrissons (à 2, 4, 5, 11, 12 et 16-18 mois) dans le contexte de l’épidémie de Covid-19", écrit l'HAS dans un communiqué daté du 3 avril.

"Ces vaccinations s’inscrivent dans le suivi normal des nourrissons et tout retard les exposerait à de graves conséquences pour leur santé", assure la Haute Autorité de Santé.

"Adapter le déroulement des consultations"

Parmi les motifs autorisés de sortie de chez soi, les "consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés", sont mentionnés sur le site du gouvernement.

En ces temps de pandémie, l'HAS conseille "d’adapter le déroulement des consultations sur les lieux de soins, notamment en espaçant les rendez-vous pour éviter de surcharger les salles d’attente et en limitant l’accompagnement de l’enfant à un seul parent". Et bien évidemment de respecter les gestes barrières.

"Le retard des vaccinations contre la coqueluche ou les méningites à Hib, pneumocoque, méningocoque dans la première année et de la rougeole pourrait avoir de graves conséquences", explique également Infovac, la plateforme française d'informations sur les vaccins. "Il y a un consensus pour maintenir l’ensemble des vaccins obligatoires et retarder les autres…à condition de pouvoir accueillir les nourrissons dans de bonnes conditions de sécurité".

Retarder les autres vaccins

Concernant la vaccination pour le reste de la population "au-delà de l’âge de 2 ans elles peuvent quant à elles être différées jusqu'à la levée des mesures de confinement". Ce à l’exception des situations de cas de maladies contagieuses qui requièrent "une prévention par la vaccination autour des cas ou en post-exposition à la rougeole, la méningite, la coqueluche, la varicelle, etc."

Cet avis de l'AHS "s’appuie sur les préconisations de l’Organisation mondiale de la Santé en matière de vaccination pendant la pandémie et sur la position exprimée par une majorité de sociétés savantes et organisations professionnelles représentatives de la pédiatrie".
Salomé Vincendon