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L'OMS met en garde: le nouveau coronavirus pourrait "ne jamais disparaître"

L'Organisation mondiale de la santé a également souligné que le Covid-19 pourrait "devenir endémique dans nos communautés."

Alors que la barre des 300.000 morts liées au Covid-19 est en passe d'être dépassée au niveau mondial, l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, a livré un message alarmant. Michael Ryan, le directeur des questions d'urgence sanitaire, a en effet assuré que coronavirus pourrait "ne jamais disparaître" et devenir une maladie avec laquelle l’humanité devra apprendre à vivre.

"Endémique"? 

"Nous avons un nouveau virus qui pénètre la population humaine pour la première fois et il est en conséquence très difficile de dire quand nous pourrons le vaincre", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse virtuelle à Genève.

Pour Michael Ryan, le Covid-19 pourrait même "devenir endémique dans nos communautés." A titre d'exemple, ce dernier a comparé la situation actuelle avec celle du VIH, un virus "qui n'est pas parti, mais avec lequel nous essayons de composer", explique-t-il encore, dans des propos repris par la BBC

Alors que de nombreux pays commencent à lever progressivement les restrictions imposées pour tenter de freiner l'épidémie apparue en décembre en Chine, Michael Ryan assure qu'un "effort gigantesque" sera nécessaire pour contrôler le virus. 

"Sa trajectoire est entre nos mains, et c'est le souci de tous, nous devons tous contribuer à stopper cette pandémie", a-t-il conclu, faisant directement référence, à l'échelle de la population, aux mesures de distanciation sociale et aux gestes barrières imposés par de nombreux gouvernements. 

Quelle diffusion du virus? 

Autre élément inquiétant, une étude montre que le coronavirus pourrait bien se transmettre non seulement par la toux ou l'éternuement mais même par la parole.

Les microgouttelettes de salive générées par la parole peuvent rester suspendues dans l'air d'un espace fermé pendant plus de dix minutes, selon une expérience publiée ce mercredi dans la revue PNAS, qui souligne le rôle probable des microgouttelettes dans la pandémie.

HS avec AFP