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Journée sans voitures à Paris: un impact nuancé sur la pollution

Plus de 500 kilomètres de voies étaient fermées aux voitures ce dimanche à Paris. La baisse du trafic a eu des conséquences plutôt positives sur la pollution mais dans certaines zones uniquement.

Dans certaines zones de Paris, les voitures ne pouvaient pas circuler ce dimanche. Une "journée sans voiture", qui a eu des conséquences plutôt positives sur la baisse de la pollution dans les rues de la capitale. Dans un communiqué, Airparif assure ainsi que la manifestation a eu un "impact positif sur la qualité de l’air des rues fermées au trafic". L’association de surveillance de la qualité de l’air chiffre "une baisse moyenne de 20 à 35% de dioxyde d’azote".

Les stations de contrôle du quai des Célestins (4ème arrondissement) et celle des Champs-Elysées ont enregistré une baisse de 35% de la pollution. Sur le boulevard Haussmann et la place de l’Opéra, il y avait 20% de pollution en moins.

D'autres facteurs à prendre en compte 

Mais ces estimations sont à prendre avec précaution. La baisse locale de la pollution est aussi due à "d’autres manifestations", précise Airparif, comme "la course Paris-Versailles dans l’ouest parisien". Le sud de Paris n’a, par exemple, pas été impacté par cette diminution de la pollution.

Certaines zones, comme le boulevard périphérique ou le boulevard de Soult, dans le 12ème arrondissement, ont au contraire subi une hausse des niveaux de dioxyde d’azote "de l’ordre de 35%", en raison d’un report de trafic.

Un impact "difficile" à mesurer sur la santé

Cette année la zone sans voitures a été élargie, comparé à 2015. Au total, 656 kilomètres de voies étaient fermées aux voitures, sauf exceptions. Charlotte Songeur, ingénieur communication d'AirParif, expliquait à notre antenne :

"L'année dernière sur notre réseau, on a eu un impact de 20 à 40% des niveaux de pollution. C'est difficile d'identifier le pourcentage que l'on va gagner au niveau de la santé mais tout ce qui va permettre de diminuer va permettre d'avoir une meilleure qualité de l'air".

La mairie de Paris entend faire baisser les niveaux de pollution dans la capitale. Après avoir interdit la circulation aux voitures immatriculées avant 1997, la ville s'attaque à la piétonnisation des voies sur berges. Fin août, la commission d'enquête publique n'a pas pu déterminer "la réalité de la réduction de la pollution automobile" que pourrait provoquer cet aménagement.

Mélanie Longuet