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Journée du sommeil: les troubles touchent aussi les enfants

Un couloir à l'unité de sommeil pédiatrique de l'hôpital de Lyon, qui traite les pathologies liées au sommeil chez l'enfant.

Un couloir à l'unité de sommeil pédiatrique de l'hôpital de Lyon, qui traite les pathologies liées au sommeil chez l'enfant. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Ce vendredi 28 mai est la Journée du sommeil. L'occasion pour les professionnels de sensibiliser le grand public à ses troubles. Particulièrement chez les enfants.

Dormez-vous bien? La question se pose tout particulièrement ce vendredi 28 mars, quatorzième Journée du sommeil: l'occasion pour les professionnels du secteur de sensibiliser le grand public aux troubles du sommeil, qui touchent 20 à 30% des Français. Des troubles qui ne concernent pas seulement les adultes. A l'hôpital de Lyon, une unité traite spécifiquement les pathologies liées au sommeil chez l'enfant.

France vient y chercher Lou, sa fillette de 9 ans. Hospitalisée depuis 3 jours, la fillette s'endort régulièrement en classe. "Elle se couche pourtant à 20 heures et se lève à 7 heures. On se disait donc qu'elle passait de bonnes nuits de sommeil", raconte la maman.

C'est après une batterie de tests que le diagnostic est tombé: Lou est narcoleptique. "En nombre de sommeil effectif, il n'y a que 5 heures de sommeil", explique France. Cette maladie, qui se caractérise par un sommeil long mais de mauvaise qualité, se traite facilement - mais à condition d'être bien prise en charge.

"Essentiel pour les apprentissages"

Traiter les troubles du sommeil - insomnie, narcolepsie - est d'autant plus crucial qu'un enfant passe la moité de son temps à dormir. Or, "le sommeil est essentiel pour les apprentissages", note Patricia Franco, la responsable de l'unité de sommeil pédiatrique de Lyon. "C'est également important pour son devenir en temps qu'adulte dans la société."

Pourtant, les patients restent souvent démunis face à ces troubles, par manque d'information. "Ils sont souvent perdus pour trouver le professionnel adéquat qui puisse leur proposer le traitement recommandé", regrette Benjamin Putois, chercheur en sciences cognitives.

M. T. avec Mélanie Bontems