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Italie: le coronavirus présent dès décembre 2019 dans les eaux usées, selon une étude

La ville de Milan où des échantillons d'eaux usées ont permis de détecter la trace du coronavirus.

La ville de Milan où des échantillons d'eaux usées ont permis de détecter la trace du coronavirus. - Miguel Medina

Des échantillons prélevés mi-décembre dans les eaux usées de Milan et Turin ont permis d'établir la présidence du SARS-Cov-2, selon l'Institut supérieur de la santé italien.

Le nouveau coronavirus était présent dans les eaux usées de Milan et Turin, dans le nord de l'Italie, dès décembre 2019, deux mois avant le premier malade officiellement recensé dans le pays, indique une étude de l'Institut supérieur de la santé (ISS) italien.

"L'étude a examiné 40 échantillons d'eaux usées recueillis entre octobre 2019 et février 2020. Les résultats, confirmés par deux laboratoires différents avec deux méthodes différentes, ont confirmé la présence du RNA (acide ribonucléique, élément essentiel d'un virus, ndlr) du SARS-Cov-2 dans les échantillons prélevés à Milan et Turin le 18/12/2019", explique un communiqué de l'ISS, institut public de référence.

Des traces du virus également retrouvées à Bologne

Des traces identiques ont été trouvées également dans les eaux usées de Bologne (centre-nord) le 29 janvier 2020, alors que le premier cas officiel de coronavirus contracté en Italie a été signalé le 20 février, dans la petite ville de Codogno, non loin de Milan.

L'ISS précise par ailleurs que les échantillons d'octobre et novembre 2019 n'ont révélé aucune trace du coronavirus dans les eaux usées.

"Cette recherche peut aider à comprendre le début de la circulation du virus en Italie et fournit des informations cohérentes par rapport" à des analyses menées en France sur des échantillons de patients hospitalisés qui ont identifié un positif au SARS-CoV-2 (...) remontant à décembre 2019", précise le communiqué de l'ISS.

L'Institut cite également une étude espagnole qui a identifié du RNA de ce virus dans les eaux usées de Barcelone recueillie vers la mi-janvier "environ 40 jours avant la notification du premier cas autochtone" en Espagne.

H.G. avec AFP