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Hôpitaux de Paris: les syndicats appellent à une nouvelle grève vendredi

Un hôpital (Photo d'illustration). - AFP

Un hôpital (Photo d'illustration). - AFP - -

Trois journées de mobilisation sont prévues en début de semaine prochaine contre le projet de loi sur la fonction publique.

Huit syndicats de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont déposé un préavis de grève de jeudi soir à samedi matin, réclamant comme en avril "de véritables négociations" sur l'emploi, les salaires et les restructurations en cours.

Le front syndical reste uni à l'AP-HP: après leur premier appel unitaire avant le weekend de Pâques, les huit principales organisations (CGT, SUD, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa, SMPS) ont déposé un nouveau préavis débutant le 23 mai à 21H00 et s'achevant le 25 mai à 7H00.

Une demande de hausse des salaires 

Cette initiative s'inscrit "dans le cadre de la journée nationale d'action et de grève pour la défense du service public", indiquent-elles, alors que trois journées de mobilisation sont prévues en début de semaine prochaine contre le projet de loi sur la fonction publique.

Les syndicats de l'AP-HP ont toutefois leurs propres revendications: dans un tract, ils réclament une hausse des salaires "de 400 euros pour chacune et chacun" et "des moyens en personnel à hauteur de 10.000 embauches".

Dénonçant la suppression de "3.500 postes entre décembre 2014 et décembre 2018", ils appellent "les agents toutes catégories confondues à organiser la riposte" et prévoient un rassemblement devant le siège de l'AP-HP vendredi à 9H30.

La grève des urgences se poursuit

Par ailleurs, la grève se poursuit dans les urgences du premier centre hospitalier français. Entamé mi-mars après une série d'agressions à l'hôpital Saint-Antoine, le mouvement s'est propagé à la plupart des 25 services concernés.

"Le taux global de mobilisation (personnels absents et personnels assignés) reste stable aux alentours de 35% environ", a indiqué ce lundi la direction. Pour les syndicats, "cette grève est le miroir grossissant de (la) réalité du manque de personnel".

Cyrielle Cabot avec AFP