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Grève de SOS médecins ce dimanche: un appel "massivement" suivi

SOS médecins est en grève ce dimanche 25 janvier

SOS médecins est en grève ce dimanche 25 janvier - Philippe Huguen - AFP

L'appel à suspendre l'activité est "massivement" suivi, engendrant d'importantes perturbations, malgré les réquisitions, a affirmé à l'AFP le secrétaire général de SOS Médecins Serge Smadja .

L'association SOS Médecins est en grève dimanche, pour 24 heures, pour dénoncer les risques de "suppression du médecin de garde la nuit". L'appel à suspendre l'activité est "massivement" suivi, engendrant d'importantes perturbations, malgré les réquisitions, a affirmé à l'AFP le secrétaire général de SOS Médecins Serge Smadja .

Ainsi, à Paris "sur la soixantaine de médecins prévus, quelque 25 ou 26" travaillent, répartis à peu près équitablement sur les secteurs géographiques. Mais dans d'autres régions, les standards n'ont pas été réquisitionnés et les appels transitent via le centre 15, qui doit joindre les médecins sur leurs portables, entraînant davantage d'encombrements et de délais.

Un appel à Hollande

Malgré un premier mouvement de grève pendant les fêtes de fin d'année et la promesse d'un entretien "à la rentrée", l'association "n'a toujours pas été reçue" par la ministre de la Santé Marisol Touraine, s'est indigné auprès le président de SOS Médecins, Dominique Ringard qui en appelle désormais à François Hollande.

"Il faut (...) un médecin qui puisse aller voir les enfants, les personnes âgées, les gens qui souffrent en pleine nuit, pour qu'on ne soit pas obligé de les mettre dans des ambulances à 3h du matin, pour les envoyer passer 4 ou 5 heures aux urgences" pour un coût "4 à 5 fois" supérieur au déplacement du médecin, explique-t-il.

L'association, qui regroupe environ 1.100 praticiens pour 63 structures, craint que les exemples du Nord-Pas-de-Calais et Lorraine ne s'étendent aux régions voisines. En raison de la réforme territoriale, qui instaure un nouveau découpage des régions, mais aussi dans le cadre du projet de loi santé de Marisol Touraine, accusé par les médecins de conférer un pouvoir accru aux ARS.

S.A. avec AFP