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Espérance de vie, taille: selon une étude, l'homme a atteint ses limites physiologiques

Vieillesse (image d'illustration)

Vieillesse (image d'illustration) - DAMIEN MEYER / AFP

Alors que certains tablent sur une croissance exponentielle de notre espérance de vie portée par les progrès scientifiques, une étude estime au contraire que les limites biologiques humaines sont déjà atteintes.

L'étude publiée début février dans le Quotidien du médecin n'incite pas à l'optimisme. D'après l'IRMES (l'Institut de recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport), l'homme aurait d'ores et déjà atteint ses limites biologiques. Ainsi, selon l'équipe du professeur de physiologie à l'université Paris-Descartes, Jean-François Toussaint, notre taille et notre espérance de vie seraient déjà à leur maximum.

Pour preuve, alors que le nombre de centenaires explose, le record de longévité, relèvent les auteurs de l'étude, est toujours détenu par Jeanne Calment, morte il y a déjà 21 ans. La Française née en 1875 aura vécu 122 ans et 164 jours. Un record inégalé qui fait figure d'exception.

Des effets du réchauffement sur la santé humaine

La taille des humains est un autre axe d'exploration de l'étude. Jusqu'ici, femmes et hommes ont grandi de manière régulière, gagnant respectivement 8 et 9 cm en 100 ans. Actuellement les Néerlandais détiennent le record de taille moyenne avec 1,68 m pour les femmes et 1,82 m pour les hommes. Une meilleure alimentation et des progrès médicaux spectaculaires ont permis cette progression.

Moins vieux et plus petit, comment expliquer cette stagnation, sinon ce recul prévu dans les prochaines décennies? Ce déclin expliquent en substance les chercheurs est dû à des facteurs environnementaux. Le réchauffement climatique impliquant une raréfaction des ressources et une acidification des océans serait à l'origine de ces difficultés.

Relevons aussi que cette étude présageant d'un relatif déclin humain, au mieux un maintien à niveau de nos capacités physiques, n'est pas la seule à aller dans ce sens. En octobre, relevait Le Monde, une étude menée par le biologiste Jan Vijg et publiée dans Nature, s'inquiétait d'une longévité maximum plafonnant depuis 1995 à 115 ans, avec une très faible probabilité de dépasser les 125 ans.

Pour la première fois depuis 20 ans, l'espérance de vie reculait aux Etats-Unis, notamment à cause d'un pic de l'épidémie du sida au début des années 90, notait aussi fin 2016 un rapport des autorités sanitaires. 

David Namias