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EN DIRECT - Coronavirus: Blanquer veut "rassurer 100% des parents avant la rentrée"

EN DIRECT - Coronavirus: Blanquer veut "rassurer 100% des parents avant la rentrée"

A l'approche d'une rentrée des classes encore lourde d'incertitudes sanitaires, la Confédération syndicale des familles alerte sur l'augmentation des dépenses de rentrée scolaire, évaluée à 6,2%

La situation sanitaire liée à l'épidémie de coronavirus continue de se dégrader dans le monde, notamment en France et en Italie.

L1: la Ligue souhaite assouplir le protocole médical

La Ligue de football professionnel (LFP), confrontée à de nombreux cas de coronavirus dans les clubs de Ligue 1, a indiqué ce lundi par la voix de son directeur général exécutif Didier Quillot souhaiter "un assouplissement" du protocole médical pour éviter les reports de match en cascade.

"Je pense que ce protocole médical doit être revisité", a lancé Didier Quillot sur RTL, au lendemain du premier week-end de Ligue 1, marqué par le report de Marseille - Saint-Etienne pour cinq suspicions de Covid-19 au sein du club olympien.

Le protocole mis en place ces dernières semaines en lien avec les autorités prévoit que chaque rencontre est menacée à partir de quatre tests positifs dans l'effectif d'un même club, situation synonyme d'apparition d'un "cluster" au sein de l'équipe concernée.

Plus d'un salarié sur 4 refuserait de porter le masque en entreprise

A partir du 1er septembre, le masque sera obligatoire dans les entreprises, sauf dans les bureaux individuels. Mais 26% des Français et des Françaises pourraient refuser de le porter, selon un sondage réalisé par Qapa. A l'inverse, 25% des personnes interrogées se déclarent prêtes à le porter même en l'absence de réglementation contraignante.

Port du masque au travail: il y aura des dérogations possibles

Invitée ce lundi matin sur Europe 1, la ministre du Travail, Élisabeth Borne a indiqué qu'il sera possible de déroger au port obligatoire du masque en entreprise "pour les activités pour lesquelles c'est très pénalisant". Sans préciser toutefois à quelles conditions.

"Je souhaite que l'on puisse regarder les dérogations qui seront possibles à la fois pour les activités pour lesquelles c'est très pénalisant, mais aussi quand on voit qu'on a d'autres façons de se protéger, lorsque la distanciation physique est amplement respectée", explique la ministre du Travail.

"La Provence" évoque la possible fermeture des bars après 20 heures à Marseille

"À Marseille, l'État veut serrer la vis", titre ce matin La Provence. Selon le quotidien régional, face à l'augmentation du nombre de cas constatée ces dernières semaines dans la cité phocéenne, le gouvernement et la préfecture envisage de nouvelles restrictions: "interdiction des regroupements de plus dix personnes, fermeture des bars après 20 heures et limitation des déplacements font partie des mesures étudiées", écrit le journal.

"La situation est très tendue. On ne peut pas payer pour voir. On va mettre un coup de frein à Marseille ", assure à La Provence un proche du Premier ministre.

Le préfet des Bouches-du-Rhône doit tenir une conférence de presse ce lundi à 14h30.

"Pas de vaccin" avant la fin de l'année, estime Delfraissy

En ce qui concerne la création d'un vaccin contre le coronavirus, Jean-François Delfraissy estime qu'un "effort sans précédent" est actuellement mis en place à travers la planète. Cependant, pour lui, il est impossible d'avoir un vaccin avant le début de l'année prochaine.

"On peut imaginer qu’on ait des vaccins au premier trimestre 2021, mais des vaccins partiels. Faut-il encore qu’il y ait une acceptabilité du vaccin et qu’on se donne les moyens a des quantités vaccinables et à un coût faible, qui doit se limiter à 1 ou 2 dollars le vaccin. Je m’oppose fondamentalement de considérer qu’un vaccin contre le Covid, s’il y en a un, doit être considéré comme un bien public."

"C'est une épidémie différente", souligne Jean-François Delfraissy

En ce qui concerne une potentielle mutation du Covid-19 ces dernières semaines, Jean-François Delfraissy a assuré qu'il ne savait pas, à l'heure actuelle, si ce dernier serait moins contaminant.

"J’ai entendu qu’on le pensait, mais on l’a déjà constaté il y a trois mois. Il serait plus contaminant avec moins de formes graves, mais on n’a pas de quoi le dire. On sait que dans ces grandes pandémies il y a des fluctuations", explique-t-il.

Pour autant, le président du Conseil scientifique souligne que les patients atteints par le coronavirus sont différents de ceux du début de la pandémie.

"C’est en épidémie différente, elle touche une population plus jeune, et celle plus âgée prend des précautions, elle a compris qu’elle était plus à risques. On les prend mieux en charge, on a appris à voir les formes graves, on a des médicaments, pas pour le virus mais on sait mieux prendre en charge. Il y a des malades comparables à ceux de mars et 50% des autres plus jeunes avec un pronostic bien meilleur."

Le virus qui circule en France "n'est pas moins virulent"

Le virus qui circule en ce moment en France "n'est pas moins virulent" qu'auparavant, insiste Arnaud Fontanet.

"Le virus que nous avons en France est le même que celui que nous avions début mars au moment de la grande épidémie", a expliqué l'épidémiologiste sur BFMTV-RMC. "(C'est ce fameux virus 'mutant' dont on a beaucoup parlé dans la presse la semaine dernière."

"Il se transmet peut être un peu mieux que celui des tous débuts, du mois de janvier", a-t-il précisé, sans que cela n'ait d'impact sur sa létalité.

"On est dans un équilibre fragile", estime Delfraissy

Au cours de son interview sur le média national, Jean-François Delfraissy a également indiqué qu'en raison de la recrudescence de nouveaux cas positifs en France depuis plusieurs jours, "l'équilibre est fragile" estime-t-il.

"On est toujours sur la première vague avec une perte liée aux distanciations civiques. Il y aune reprise dans des régions pas touchées lors de la première crise du mois de mars. En France, l'équilibre est fragile, les contaminations augmentent depuis début aout mais pas qu’en France, c'est pareil en Espagne et en Italie qui vient d’avoir une augmentation depuis mi-août", détaille-t-il.

Rentrée scolaire: "il y aura des contaminations à l'école", assure Delfraissy

Interrogé ce lundi matin sur les antennes de FranceInfo, le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy a fait le point sur l'évolution du coronavirus sur le territoire français.

Pour lui, nous sommes actuellement entrés dans une "sorte de maladie chronique" et qu'il fallait "apprendre à vivre avec."

"En attendant d’avoir un vaccin on est dans une stratégie de gestion de risques, différent d’une ville, d’une région à une autre. Il y aura des contaminations à l’école, on va les gérer, on va apprendre à gérer ça, on sait tester", a-t-il ajouté.

Selon lui, il est toutefois "fondamental" que l'école reprenne.

"Il y a une vision sanitaire mais aussi de société, on ne peut pas laisser cette génération sans reprendre. Les enfants des familles les plus défavorisées restent les plus touchés."

À l'école, la France a "l'un des protocoles sanitaires les plus stricts d'Europe"

À quelques jours de la rentrée scolaire, la perspective de la reprise des cours inquiète certains enseignants et parents. Face à la hausse du nombre de nouveaux cas de contamination, le gouvernement a annoncé l'obligation du port du masque dès 11 ans dans les établissements scolaires, même quand la distanciation sociale est respectée.

"À nous de bien rassurer 100% des parents", a commenté le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, sur RMC. Nous avons l'un des protocles sanitaires les plus stricts d'Europe. (...) Toutes les mesures que nous prenons en matière de rattrapage scolaire, de suivi personnalisé, doivent permettre de créer de bonnes conditions de rentrée pour tous."

Des restrictions "dans les prochains jours" pour les voyageurs de retour du Royaume-Uni

La riposte de la France se fait encore attendre. Après la quarantaine imposée par le Royaume-Uni aux voyageurs revenant de l'Hexagone, Paris avait menacé Londres de représailles.

"Ce sera au menu du Conseil de défense demain, nous aurons une mesure de réciprocité pour que nos amis britanniques ne ferment pas la frontière que dans un seul sens, ça n'aurait pas beaucoup de sens", a commenté Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des affaires européennes, sur France 2. "Il y aura pour les voyageurs qui reviennent du Royaume-Uni sans doute des mesures de restrictions, ce sera décidé dans les prochains jours."

Pour Bruno Le Maire, "urgence sanitaire" et "urgence économique" sont "au même niveau"

Pour le gouvernement, il y a "une urgence sanitaire" et "une urgence économique". "Nous (les) mettons au même niveau", a assuré sur RTL ce matin Bruno Le Maire, malgré le report de l'annonce du plan de relance.

"Le président de la République et le Premier ministre ont estimé, et ils ont raison, qu'il fallait sans doute resserrer un certain nombre de boulons en cette rentrée pour garantir la sécurité sanitaire, c'est ce qui va être fait dans les prochains jours", a plaidé le ministre de l'Économie. "Ça ne change rien aux mesures qui seront prises dans le cadre du plan de relance."

Vers de nouvelles annonces?

Ces derniers jours se sont succédé les annonces de nouvelles mesures contraignantes, essentiellement centrées sur le port du masque. Qui est désormais obligatoire dans la plupart des grandes villes et va le devenir dans les entreprises, collèges et lycées à partir du 1er septembre.

Y aura-t-il de nouvelles annonces? Emmanuel Macron présidera ce mardi un conseil de défense qui fera le point sur les différents protocoles sanitaires. Ces mesures seront de nouveau au menu du conseil des ministres mercredi avant d'être expliquées et détaillées aux Français, probablement par le Premier ministre Jean Castex.

Près de 5000 cas ces dernières 24 heures

La situation sanitaire liée à l'épidémie de coronavirus continue de se dégrader en Europe. En France, 4897 nouveaux diagnostics positifs ont été enregistrés ce dimanche, contre 3602 samedi.

"Nous sommes dans une situation à risques" face au Covid-19, a mis en garde le ministre de la Santé Olivier Véran, dans le JDD. "Le risque", a-t-il insisté, "c'est que, après avoir enlevé doucement le couvercle de la casserole, l'eau se remette à bouillir".

Une rentrée 100% Covid pour Macron et Castex

Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct consacré à l'évolution de l'épidemie de coronavirus. La crise sanitaire chamboule la rentrée de l'exécutif: dans le contexte d'une augmentation du nombre de cas, le gouvernement a décidé de décaler d'une semaine la présentation du plan de relance post-Covid, initialement prévue mardi.

Cette semaine, "nous devons veiller à définir et mettre en place toutes les règles nécessaires pour que la rentrée puisse se dérouler dans les meilleures conditions. Cette lisibilité est nécessaire à la relance", a justifié le ministre de la Santé Olivier Véran dans le JDD.
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