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Des soignants manifestent à Paris et Marseille contre l'obligation vaccinale

Manifestation à Marseille contre le pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants le 24 juillet 2021.

Manifestation à Marseille contre le pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants le 24 juillet 2021. - CLEMENT MAHOUDEAU © 2019 AFP

Plusieurs dizaines de soignants se sont rassemblés, ce mardi, à Paris et à Marseille. Ils manifestent contre l'obligation vaccinale qui leur est imposée pour pouvoir exercer leur travail.

Plusieurs dizaines de personnels hospitaliers se sont rassemblés mardi à Paris et Marseille contre l'obligation vaccinale à laquelle seront soumis à la rentrée les agents des établissements de santé, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"On est contre l'obligation vaccinale", a souligné Pascale Jourdan, secrétaire générale de la CGT des Hôpitaux de Marseille (AP-HM), lors d'un rassemblement devant la Timone.

Le 15 octobre, date limite

Les personnels des établissements de santé ou intervenants auprès de personnes fragiles ont jusqu'au 15 octobre pour présenter un schéma vaccinal complet, et jusqu'au 15 septembre pour la première dose.

"Chaque personne doit avoir la liberté de ne pas se faire vacciner", a aussi estimé Vincent Martin, secrétaire général adjoint du syndicat Force ouvrière (FO), devant le siège de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) avant une réunion du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) central.

Ce responsable syndical a dénoncé une pression qu'exerceraient des cadres sur le personnel pour les amener à la vaccination.

"Le vaccin, j'en ai peur"

"Peut-être que je perdrais ma place le 15 septembre. Mais le vaccin, j'en ai peur", a confié Yael Dos Santos, aide-soignante depuis trente ans à la Pitié-Salpêtrière et militante FO. Elle s'est dite prête à faire un test de dépistage toutes les 72 heures afin d'éviter la piqûre.

Au total, plus de 80.000 personnels de l'AP-HP ont reçu au moins une dose de vaccin sur "une cible à 100.000 personnes", a indiqué dans une déclaration transmise mardi à l'AFP Martin Hirsch, directeur général de l'AP-HP. La réticence est plus forte chez les aides-soignants, vaccinés à 49%, contre 94% pour les médecins, selon ces chiffres.

"Le CHSCT central de l'AP-HP s'est tenu dans un climat particulièrement constructif, avec le souci partagé d'une mise en oeuvre de la loi qui ne soit ni culpabilisante, ni stigmatisante pour les personnels", a assuré Martin Hirsch.
Fa.R avec AFP