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De nouvelles prothèses Ceraver pointées du doigt par l'ANSM

Un exemple de prothèse du genou. (photo d'illustration)

Un exemple de prothèse du genou. (photo d'illustration) - -

Le fabricant français est à nouveau visé pour une affaire de prothèses non conformes aux normes européennes, un mois après les révélations concernant ses prothèses de hanche.

Après les prothèses de hanche, les prothèses de genou. Le Parisien révèle, ce mardi, que de nouvelles investigations menées par l'Autorité nationale de sécurité du médicament (ANSM) au sein de la société Ceraver ont permis de mettre en évidence que des prothèses du genou non certifiées CE ont également été vendues à des hôpitaux.

Une cinquantaine de patients concernés

Le journal avait déjà révélé, le 2 mai dernier, que plusieurs centaines de prothèses de hanche non conformes aux normes européennes fabriquées par le laboratoire Ceraver, posées sur 650 patients, faisaient l'objet d'une enquête de l'ANSM.

Un millier de ces prothèses avaient alors été placées sous séquestre.

Le fabricant de prothèse s'était alors défendu en affirmant qu'"aucune prothèse défectueuse n'a été posée sur des patients".

Mais les révélations de ce mardi, consécutives à des investigations menées le 17 mai, viennent à nouveau mettre le fabricant français dans l'embarras. Selon Le Parisien, la société aurait vendu des prothèses du genou non certifiées CE à plusieurs hôpitaux. Une cinquantaine de patients seraient porteurs de ces prothèses médicales faisant partie de la gamme Ceragyr.

La direction de la société Ceraver aurait elle-même révélé aux autorités sanitaires cette nouvelle absence de conformité, craignant l'évolution judiciaire du dossier déjà très sensible.

Or, comme le rappelle Le Parisien, le président et fondateur de la société, Daniel Blanquaert, avait d'abord assuré de la certification de tous les autres produits Ceraver.


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