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Covid-19: pour Véran, il est trop tôt pour "discuter du déconfinement", l'épidémie "peut repartir"

Le ministre de la Santé, en déplacement près de Lyon pour coordonner l'évacuation de patients Covid, considère qu'il est encore trop tôt pour envisager un éventuel déconfinement début décembre.

Une mise en garde pour éviter tout relâchement. Olivier Véran est en déplacement ce lundi à l'aéroport Lyon-Bron où se déroulent les évacuations de patients Covid des hôpitaux de la région Auvergne-Rhône-Alpes, durement touchée lors de cette deuxième vague.

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Si le ministre de la Santé fait état d'un recul de l'épidémie sur le territoire national, il rappelle que la situation sanitaire demeure préoccupante notamment au sein des établissements de santé.

"Il y a moins de nouveaux malades par jour, le taux de positivité des tests s'est également progressivement réduit et les indicateurs (...) comme le taux d'incidence vont vers le mieux", énumère Olivier Véran qui relève que le pic épidémique semble avoir été atteint dans les hôpitaux.

Mais le ministre évoque par la même occasion que "plus de 30.000 nouveaux cas sont rapportés positifs chaque jour, plus de 2000 malades sont hospitalisés chaque jour et plusieurs centaines de patients sont admis quotidiennenement dans les services de réanimation".

"Nous n'avons pas encore terminé ce combat"

Au total ce sont près de 8000 patients, Covid et non Covid, qui se trouvent actuellement en soins intensifs ou en réanimation, selon le ministre de la Santé. Un chiffre bien supérieur aux capacités hospitalières initiales de 5000 lits.

"Même s'il y a des signes d'améliorations, nous n'avons pas encore terminé ce combat contre le coronavirus", a prévenu Olivier Véran.

Interrogé sur la possibilité d'un début de déconfinement pour la population à compter de début décembre, le ministre estime que l'hypothèse ne pourra être étudiée que lorsque les nouvelles contaminations auront atteint un niveau bas et que la pression hospitalière aura diminué.

"Tant que l'épidémie est à ce niveau-là elle peut repartir, donc il ne faut pas s'arrêter (...) il faudra dans la durée être encore vigilant et actif et ensuite on pourra discuter du déconfinement", explique le ministre de la Santé, considérant enfin qu'il est encore "trop tôt" pour faire de nouvelles annonces.
Hugues Garnier Journaliste BFMTV