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Santé

Covid-19: le Royaume-Uni enregistre plus de 106.000 nouveaux cas en 24 heures, un record

Des piétons dans le centre de Londres le 11 décembre 2020 alors que les restrictions anti-Covid vont se renforcer à partir de lundi

Des piétons dans le centre de Londres le 11 décembre 2020 alors que les restrictions anti-Covid vont se renforcer à partir de lundi - Niklas HALLE'N © 2019 AFP

Ce nombre n'avait jamais été atteint depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Pour la première fois depuis le début de la pandémie, le Royaume-Uni a enregistré mercredi plus de 100.000 cas de coronavirus en 24 heures, en pleine flambée due au variant Omicron qui entraîne de nouvelles restrictions dans certaines régions à deux jours de Noël.

Le pays, figurant parmi les plus durement touchés dans le monde, déplore depuis le début de la pandémie 147.573 morts, dont 140 recensés ces dernières 24 heures. Plus de 11,6 millions de personnes ont été testées positives depuis l'apparition du virus dans le pays début 2020, dont 106.122 supplémentaires enregistrées mercredi.

Réduction de la période d'isolement

Face à cette progression en flèche de l'épidémie, le Premier ministre Boris Johnson a prévenu lundi qu'il "n'hésiterait pas" à introduire des mesures plus restrictives que le port du masque et la recommandation du télétravail actuellement en vigueur, mais a choisi de temporiser.

Pour l'heure, le gouvernement a annoncé mercredi la réduction de dix à sept jours de la période d'isolement en Angleterre pour les personnes vaccinées ayant contracté le coronavirus.

Les personnes qui disposent de deux tests antigéniques négatifs réalisés au sixième et septième jours pourront désormais sortir de leur isolement. Selon le gouvernement, davantage de personnes pourront ainsi passer Noël en famille, sans risquer pour autant de transmettre le virus.

Après l'Ecosse mardi, le Pays de Galles, qui comme chaque province britannique décide de sa politique sanitaire, a d'ores et déjà annoncé un tour de vis pour après Noël: à partir du 26 décembre, les groupes seront limités à six personnes maximum dans les pubs, restaurants et cinémas.

Le service devra se faire obligatoirement à table et les événements seront limités à 50 personnes dehors, 30 à l'intérieur, a précisé le Premier ministre gallois Mark Drakeford. Dans tout le pays, les efforts sont faits pour accélérer la vaccination avec désormais près d'un million de doses de rappel administrées par jour.

Autorisation du vaccin pour les 5-11 ans

Pour élargir le public visé, le régulateur britannique a approuvé mercredi une formule modifiée du vaccin anticovid Pfizer/BioNTech pour les 5-11 ans, mais les scientifiques qui conseillent le gouvernement ont recommandé pour l'heure de réserver le vaccin aux seuls enfants à risque.

Alors que le Royaume-Uni a jusqu'à présent adopté une attitude très prudente concernant la vaccination des enfants, le régulateur britannique (MHRA), a jugé le vaccin Pfizer "sûr et efficace" pour les enfants de cette tranche d'âge, chez qui les données mettent en évidence un "rapport bénéfice-risque positif".

"Aucune nouvelle inquiétude en matière de sécurité n'a été identifiée", a souligné dans un communiqué June Raine, directrice générale de la MHRA.

Le JCVI, qui conseille le gouvernement sur sa campagne de vaccination, a recommandé que les enfants de 5 à 11 ans à risque ou dont un membre du foyer est gravement immunodéprimé, se voient proposer la vaccination. Il préconise de leur administrer deux doses de 10 microgrammes, un tiers de la dose pour les adultes, espacées de huit semaines. Les recommandations pour tous les 5-11 ans seront publiées ultérieurement.

Si la plupart des 5-11 ans présentent un "très faible risque d'être gravement malade", le risque est plus important pour ceux qui ont "des problèmes de santé sous-jacents", a souligné le Pr Wei Shen Lim, co-président du JCVI.

Le JCVI recommande par ailleurs d'étendre aux classes d'âge supérieures éligibles la campagne de rappel.

Achat massif d'antiviraux

Le ministre britannique de la Santé Sajid Javid a par ailleurs annoncé mercredi la signature de deux nouveaux contrats avec Merck et Pfizer, à qui le Royaume-Uni achète 1,75 million et 2,5 millions de comprimés supplémentaires de leurs antiviraux anti-Covid, respectivement le molnupiravir et le PF-07321332/ritonavir.

Les antiviraux agissent en diminuant la capacité d'un virus à se répliquer, freinant ainsi la maladie. Ces traitements par comprimés peuvent être pris à la maison et constituent une nouvelle arme essentielle dans la lutte contre la maladie.

J.F. avec AFP