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Covid-19: le comité d'urgence de l'OMS convoqué en avance pour débattre des variants

Image du variant britannique du nouveau coronavirus, qui cause la maladie du Covid-19, sur un écran à l'IHU à Marseille, le 11 janvier 2021

Image du variant britannique du nouveau coronavirus, qui cause la maladie du Covid-19, sur un écran à l'IHU à Marseille, le 11 janvier 2021 - Christophe SIMON © 2019 AFP

Les variants britannique et sud-africain du coronavirus, réputés particulièrement contagieux, s'étendent désormais à au moins une cinquantaine de pays.

La réunion aura lieu avec deux semaines d'avance sur l'agenda initial. Le comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) va se réunir jeudi pour discuter notamment de variants du nouveau coronavirus beaucoup plus contagieux, qui inquiètent les autorités dans le monde entier. Des recommandations seront publiées à l'issue de la réunion.

Le comité se retrouve normalement tous les trois mois, mais "cette fois-ci le directeur général a convié les membres deux semaines plus tôt que le calendrier prévu pour étudier des sujets qui nécessitent un débat urgent. Il s'agit des récents variants et de l'usage de certificats de vaccination et de tests pour les voyages internationaux", explique un communiqué de l'OMS publié mercredi soir à Genève.

C'est ce comité qui, lors de sa seconde réunion le 30 janvier 2020, avait conseillé au directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, de déclarer une urgence de santé publique de portée internationale, le plus haut échelon d'alerte en matière d'épidémie. Ce qu'il avait fait.

Les variants britannique et sud-africain se diffusent

Les variants britannique et sud-africain du coronavirus, réputés particulièrement contagieux, s'étendent désormais à au moins une cinquantaine de pays, dans un monde submergé par une nouvelle vague de contaminations que confinements, couvre-feux et campagnes de vaccination ne parviennent pas à endiguer.

Selon l'OMS, le nombre de pays et territoires où se trouve dorénavant le variant repéré initialement en Grande-Bretagne s'élève à 50 et il est de 20 pour le variant identifié en Afrique du Sud, mais l'organisation juge cette évaluation fort probablement sous-estimée. Ces variant ne peuvent être identifiés que par le séquençage de leur code génétique, une analyse qui n'est pas possible partout.

Une troisième mutation, originaire de l'Amazonie brésilienne et dont le Japon a annoncé dimanche la découverte, est actuellement analysée et pourrait impacter la réponse immunitaire, selon l'OMS qui évoque dans son bulletin hebdomadaire "un variant inquiétant".

M.D. avec AFP