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Covid-19: feu vert de la Haute autorité de santé pour l'utilisation des tests salivaires en cas de symptômes

Un biologiste travaille sur un test salivaire "rapide" EasyCov, développé par le laboratoire  Sys2Diag, le 30 avril 2020 à Montpellier

Un biologiste travaille sur un test salivaire "rapide" EasyCov, développé par le laboratoire Sys2Diag, le 30 avril 2020 à Montpellier - Sylvain THOMAS © 2019 AFP

La Haute autorité de santé a donné vendredi son feu vert pour l'utilisation des tests salivaires.

Les tests salivaires pourront être utilisés pour détecter les infections par le nouveau coronavirus, mais uniquement chez les personnes présentant des symptômes, selon un avis de la Haute autorité de Santé (HAS) rendu vendredi. La HAS ne les recommande pas en revanche sur les personnes sans symptômes, chez qui "on raterait plus de 75%" des infections en raison de performances insuffisantes, a indiqué le Pr Dominique Le Guludec, présidente du Collège de la Haute Autorité de Santé (HAS), au cours d'une conférence de presse en ligne.

Les tests salivaires sont ceux qui consistent à rechercher en laboratoire la présence du matériel génétique du coronavirus à partir d'un prélèvement de salive, geste plus facile, plus rapide et moins inconfortable que le prélèvement de référence par écouvillon dans les narines.

Priorité aux enfants et personnes âgées

Des études ont été lancées cet été, notamment l'étude Covisal en Guyane, pour vérifier si l'on retrouve le virus en quantité suffisante dans la salive pour que ce type de tests soient fiables.

"On conseille de réserver (les tests salivaires) en priorité à ceux pour qui le test dans le nez est difficile", a ajouté le Pr Le Guludec.

Parmi elles, les enfants qui ont une rhinite et vont au cabinet du médecin, les personnes très âgées ou celles qui ont des troubles psychiques. Le test salivaire nécessite de "cracher dans un tube": il "peut être fait en médecine générale, on peut le faire chez soi, il suffit comme pour un test urinaire de l'apporter au laboratoire", selon le Pr Le Guludec.

"Cela ne va pas changer la technique (d'analyse, NDLR), mais sans doute réduire les queues devant les laboratoires", a-t-elle poursuivi.

Après cet avis, l'Assurance maladie va se prononcer sur le remboursement, ce qui peut ne prendre que quelques jours, selon la HAS. L'évaluation s'est faite sur des résultats intermédiaires d'une étude française comparant le test de référence RT-PCR dans le nez et le test salivaire, qui a montré des performances acceptables pour les personnes symptomatiques.

H.F. avec AFP