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Covid-19: face aux variants, la Guadeloupe instaure un couvre-feu

L'hôpital de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, en septembre 2020.

L'hôpital de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, en septembre 2020. - Lara Balais / AFP

L'île antillaise va introduire un couvre-feu à compter de dimanche face à la progression du variant britannique du coronavirus et la détection d'une autre mutation.

Il a été décidé de mettre en place "un couvre-feu qui s'installera à compter du dimanche 7 mars 2021, de 22 heures à 6 heures, selon des modalités qui seront précisées d'ici à la fin de la semaine" et d'instaurer par ailleurs "le huis clos sportif", a annoncé mardi le préfet de Guadeloupe, Alexandre Rochatte, au cours d'une conférence de presse.

Les compétitions sportives se tiendront "sans public" et "les salles de sport, de remise en forme et de fitness seront fermées à compter du lundi 8 mars, à l'exception des activités pour les compétitions et la pratique de haut niveau (sportifs inscrits sur la liste "haut niveau"), scolaire, périscolaire, extrascolaire et universitaire et les personnes munies d'une prescription médicale". "Les salles de jeux et salles d'exposition seront fermées à compter de la même date", précise aussi la préfecture dans un communiqué.

"La situation est plutôt à l'aggravation puisque nous avons un doublement quasiment des cas et des taux d'incidence", a indiqué Valérie Denux, directrice générale de l'ARS (Agence régionale de santé) Guadeloupe, lors du point de situation, mardi, en préfecture, à Basse-Terre.

Un tiers des cas liés au variant britannique

308 cas positifs de résidents ont été relevés en Guadeloupe entre le 22 et le 28 février, contre 166 la semaine précédente. Avec 102 cas confirmés de variant britannique au 28 février, contre 44 la semaine précédente, la part de ce dernier augmente nettement: "Environ 20% des cas confirmés sont liés à un variant", a souligné Alexandre Rochatte, qui prévient que si le couvre-feu décidé "ne suffisait pas, nous serions obligés de revoir les horaires".

"L'augmentation de l'épidémie est beaucoup plus importante que lors de la deuxième vague (ndlr: en octobre) probablement à cause de ce variant anglais", a constaté Valérie Denux.

"Un cas de variant autre" a été détecté "chez un jeune garçon qui a moins de 12 ans et qui était symptomatique", a-t-elle par ailleurs précisé. Il s'agit d'un variant "brésilien ou sud-africain" selon les premières informations.

AL avec AFP