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Covid-19: des patients d'Auvergne-Rhône-Alpes transférés en Île-de-France

A l'inverse de la première vague épidémique du printemps, l'Île-de-France accueille désormais les patients des régions saturées par les cas de Covid-19.

Ils sont arrivés ce lundi à Paris, en provenance des services de réanimation d'Auvergne-Rhône-Alpes. Deux patients, dans un état grave, ont été transférés dans la journée pour être pris en charge à l'hôpital Cochin. De nouveaux transferts doivent encore avoir lieux mardi.

"Après avoir franchi la première vague grâce au soutien de tous, nous prenons notre part de la solidarité nationale", a écrit Aurélien Rousseau, directeur de l'Agence régionale de santé Île-de-France, sur Twitter, accompagné de photos du transfert.

Des nombreuses opérations déprogrammées

Au printemps dernier, lors de la première vague de l'épidémie de Covid-19, les hôpitaux franciliens avaient été obligés de transférer des patients en réanimation vers d'autres régions pour faire face à la saturation des services.

Cette fois-ci, les patients transférés viennent d'Auvergne-Rhône-Alpes mais aussi des Hauts-de-France, les deux régions les plus touchées par la nouvelle flambée de l'épidémie de coronavirus.

Si le nombre de cas de malades du Covid-19 admis en réanimation est toujours en hausse, les mdécins ont pu anticiper ces dernières semaines. Ainsi, beaucoup d'opérations ont été déprogrammées, ce qui permet aux services de réanimation franciliens d'accueillir des patients d'autres régions.

Un "frémissement" en Île-de-France

En plus de l'hôpital Cochin, l'hôpital Bichat devrait également accueillir des patients dans les prochains jours.

Certains veulent voir dans cette capacité supplémentaire un signe positif dans l'évolution de l'épidémie, alors que Karine Lacombe, infectiologue à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, a dit constater sur RMC-BFMTV ce lundi "un frémissement", notamment en Île-de-France.

"On a l'impression d'avoir un frémissement dans la pente épidémique (...) que ça s'infléchit. Dans les sevices hospitaliers de médecin, on voit un peu moins de patients. En revanche, les services de réanimation sont toujours saturées", a-t-elle nuancée.

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions