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Covid-19: Karine Lacombe confirme un "frémissement" dans certaines régions et se dit "modérément optimiste"

"On a l’impression d’avoir un frémissement dans la pente épidémique, dans cette croissance que l’on voyait continue, exponentielle", analyse l'infectiologue à l'hôpital Saint-Antoine de Paris.

Invitée ce lundi matin sur les antennes de BFMTV et RMC, Karine Lacombe s'est montrée rassurante. Infectiologue à l'hôpital Saint-Antoine de Paris et auteure d'un livre nommé La médecin, une infectiologue au temps du corona paru chez Stock en collaboration avec Fiamma Luzzati, elle a confirmé les tendances observées par le ministre de la Santé Olivier Véran.

"Ce n’est pas la même chose partout en France, mais dans certaines régions dont l’Île-de-France, on a l’impression d’avoir un frémissement dans la pente épidémique, dans cette croissance que l’on voyait continue, exponentielle, ces dernières semaines. On a l’impression que cela s’infléchit", détaille-t-elle.

Toujours selon Karine Lacombe, cette légère baisse s'illustre par certains services hospitaliers légèrement moins saturés qu'il y a quelques jours.

"On voit dans les services hospitaliers un peu moins de patients qui arrivent dans les services de médecine. En revanche, les services de réanimation, qui sont décalés avec les services de médecine, sont encore bien saturés", explique-t-elle encore.

"Nous allons vivre avec pendant longtemps"

Karine Lacombe a également fait le point sur l'évolution de l'épidémie et sur les fêtes de fin d'année, logiquement menacées par la propagation du virus et la mise en place du confinement en France.

"Nous allons vivre avec pendant longtemps. Chaque épidémie a une forme particulière, certaines ont un seul pic et ont disparu, d’autres se propagent sur deux ans avec plusieurs pics. On pense qu'ici, ce serait plusieurs vagues sur un an ou deux ans", assure-t-elle.

En ce qui concerne Noël, il est encore tôt "pour parler de cela", martèle l'infectiologue.

"On verra dans une ou deux semaines les effets du couvre-feu, s’il y a un ralentissement, c’est un lien avec ça, on va voir avec le confinement. Il faut être optimiste, il faut une note d’espoir qui nous porte. Je suis modérément optimiste", conclut-elle.
https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV