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Coronavirus: une quarantaine de cas suspects à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle

Le porte-avions Charles de Gaulle dans le port de Brest (Finistère), le 13 mars 2020.

Le porte-avions Charles de Gaulle dans le port de Brest (Finistère), le 13 mars 2020. - FRED TANNEAU / AFP

"Dès aujourd'hui, une équipe de dépistage avec des moyens de test sera acheminée à bord du porte-avions afin d'investiguer", a annoncé le ministère des Armées.

Une quarantaine de marins du porte-avions français Charles de Gaulle sont porteurs depuis peu des "symptômes compatibles" avec le coronavirus, a annoncé ce mercredi le ministère des Armées - soit environ 2% des 1760 marins à bord. Le bâtiment, actuellement au large du Portgual, anticipe son retour, initialement prévu le 23 avril à Toulon (Var).

Les marins symptômatiques font désormais l'objet d'une "observation médicale renforcée" et "ont été placés en confinement isolé, par mesure de précaution vis-à-vis du reste de l’équipage"

"Dès aujourd'hui, une équipe de dépistage avec des moyens de test sera acheminée à bord du porte-avions afin d'investiguer les cas apparus et d'entraver la propagation du virus à bord du navire", a ajouté le ministère dans un communiqué. 

Quelque 600 cas déjà identifiés dans l'armée

Les chiffres de contamination ou de suspicion ne sont pas détaillés au sein des armées. Mais selon la dernière estimation communiquée par la ministre Florence Parly samedi, quelque 600 cas (civils et militaires) ont été identifiés pour aucun morts. La ministre a plusieurs fois affirmé que la maladie n'empêchait pas les forces armées de poursuivre l'ensemble de leurs missions. 

"Le potentiel opérationnel du Charles-de-Gaulle n’a pas été touché par ses suspicion de virus", indique d'ailleurs la Marine nationale à BFMTV.

Le porte-avions est lourdement équipé en matière de prise en charge et de surveillance. L'équipe médicale comprend une vingtaine de soignants (médecins, infirmiers, chirurgiens). Il y a également une salle d’hospitalisation d'une douzaine de lits, des respirateurs, un scanner "ainsi qu’un espace de confinement d’une centaine de places".

Des scanners ont d'ailleurs été réalisés sur les marins symptomatiques, précise la Marine nationale à BFMTV, mais ils ne permettent pas de confirmer à 100% s'ils sont ou non atteints par le virus.

L'épidémie de Covid-19 a déjà frappé un autre porte-avions, américain, le Theodore Roosevelt, dans le Pacifique. La gestion de la crise par les autorités américaines, qui ont un temps refusé d'évacuer le navire puis limogé le commandant, a entraîné la démission du secrétaire à l'US Navy.

Ulysse Gosset avec Mathieu Dehlinger