BFMTV

Coronavirus: un numéro vert pour les personnes en difficulté psychologique face à l'épidémie et au confinement

Une personne en pleine conversation téléphonique (Photo d'illustration).

Une personne en pleine conversation téléphonique (Photo d'illustration). - Flickr - CC Commons - Martin Cathrae

Un numéro vert a été mis en place par le gouvernement afin d'aider la population mais aussi le personnel de santé sur le plan psychologique, face à l'épidémie de Covid-19 et aux mesures de confinement imposées.

Lors de sa conférence de presse quotidienne ce mardi soir, le directeur de la Santé Jérôme Salomon a annoncé la mise en place d'une cellule d'aide psychologique afin de venir en aide aux personnes en difficulté face à l'épidémie de coronavirus, ou face aux mesures de confinement imposées depuis la semaine dernière.

"Un dispositif national grand public de soutien psychologique au bénéfice des personnes qui en auraient besoin est déployé à partir du numéro vert 0.800.130.000", a déclaré le professeur Salomon face à la presse.

"Assister la population dans cette période particulière"

Cette plateforme téléphonique gratuite avait, jusqu'alors, vocation à répondre aux questions d'ordre non-médicales des Français sur l'épidémie de coronavirus. Elle était et restera accessible 7 jours sur 7, de 9 heures à 19 heures. 

"Nous avons besoin d'assister la population dans cette période particulière du confinement", a ajouté Jérôme Salomon. "L'objectif est d'orienter les personnes qui le souhaitent, qui expriment un besoin de soutien psychologique vers des plateformes spécifiques, certaines pour l'ensemble de la population, d'autres pour les professionnels de santé qui ont aussi besoin de ce soutien". "Ces plateformes assureront leur prise en charge en lien avec le réseau national de l'urgence médico-psychologique regroupant les professionnels des cellules d'urgence médico-psychologiques", a-t-il développé.

"L’État donnera les moyens techniques et humains pour y pourvoir", a assuré à la chaîne LCI François Ducrocq, le chef de la cellule d’urgence médico-psychologique pour la zone Nord et co-instigateur du projet.

Ce dernier explique que l'idée est "de désengorger le 15 qui, en moyenne, reçoit 5000 appels par jour. Beaucoup d'appels sont d’ordre somatique (j’ai mal à la tête, je tousse…) quand d’autres tiennent d’angoisses".

Jeanne Bulant